Dans les joncs, dans les canalisations, à une époque, troublée donc favorable, ou en pendouillant en haut de la version babylonienne, les points d’exclamations font soupirer les doigts du voyageur exentrique et instrumentalisent leurs caillouteux taoïsmes et les invraisemblables juxtapositions massicotées de leurs nerfs optiques.

On retrouve l’étape zéro des bourgeons qui jonche la sombre chaîne de l’ADN  ; chaîne d’un mètre permettant de remonter du royaume des morts…

En déséquilibrant bout à bout et au hasard l’arborescence de leurs fichiers et de ce capharnaüm corrompu, les sauveurs naissent tous les mille ans de cette semence préservée dans les roseaux ; jadis ils présidaient à toutes les manifestations liées à la sexualité, ces bourgeons pleins d’imagination et de malice : ils incorporaient le plomb mortel, incontrôlable, ingérable, fantomatique, dans leur recette fantaisiste, comme un gâteau au chocolat ou une soupe à l’oignon, pour dissoudre les taches sur les vêtements ; leur signe, leur mot de passe parcourant les voies téléscopées afin de nous transmettre la consigne donnée.

Sous le dôme ecclésiastique de leurs silencieuses faunes célestes, et même dans les égouts, leurs domiciles : un interstice de mangrove palpitant sous le fouet des sauveurs et frissonnant comme de la semence de tapissier, comme un tapis de fleurs cendreuses qui sabordait les contemporaines sources de cristal, ces Merveilles du Vide recourbé.

Et dans leur moteur : du rhum profanateur, éprouvé dans sa morphologique décomposition ; décomposées étaient aussi leurs formalités spirituelles, leurs lignes de codes générées automatiquement sous les braises antiques, façonnées à la spatule, au fusain. En les ajoutant à l’amalgame de leurs courbes, à leurs formules mathématiques les serpentins de leurs braies et cottes de maille en lambeaux étudiaient l’humeur d’un thé noir, cette nuit, pour en faire des quartiers d’oreille coupée.

Des quartiers d’oreille coupée qui jetaient encore des sentiments dénaturés dans le combiné cramoisi du téléphone. Des sentiments dénaturés pour un gel d’image embryonnaire, pour faire valdinguer les chaussures, pour déraciner les montagnes afghanes, et pour se débarasser enfin de leurs bulles polaires de comic-strip.

En catimini ces bulles polaires de comic-strip furent associées au non-sens, en entraînant sur leur passage les règlements de la bibliothèque daarjeling, offrant des scènes toutes de nuances essentielles, semant ses ressources libres d’associations, essoufflant leurs flonflons insoumis dégoulinant sur les branches de l’arbre cure-dent !

Chapardée par grand vent, il y avait aussi leur lueur ambrée et frissonnante qui, comme une intersection de coton, vint blêmir le papier jaune de la tapisserie jusqu’à nous mener à travers d’autres chambres noires : le plan de leurs Kaléidoscopes qui, à force de joindre la Force au monde de la conscience, absorbait toutes lumières, et même leurs lacunes et cellules grises…

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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