Une étroite trouée entre deux immeubles, petite brèche qui oscillait sa lumière d’un jet cérébrale : une averse d’aiguilles de pin qui ruisselait de la place centrale jusqu’à cette trouée où le chant de la pluie peuplé de songeries floues se perdait au loin.

Les ventes de Tamagotchi à la sauvette étaient enfin clôturées et ses yeux, en amande, exécutaient des tours de passe-passe idéologique, représentaient pour moi un système astucieux !

Le scénario avait été écrit en une nuit, suivant le sillon et la pente d’une obscurité distillée au fond de la période fin dix-neuvième, en plongeant dans l’exégèse, qui, d’écueil en écueil, progressait avant de tout découper aux ciseaux distinctement : une explosion épiphanique d’éclats de lumière pour effacer toutes les pistes !

Et soudain la Mouche, tombant sur ses appuis par trop d’ennui, avait sombré elle-aussi : Adieu ! Adieu ! Ainsi, lui dis-je, filant dans l’obscurité comme une comète avant de faire lovely-love dans le brouhaha noir des Carnavaliers.

En Orient et face à la houle, j’avais choisis pour domiciles célestes de silencieux hologrammes, de profondes et blondes chevelures tandis que la saison des mondes celtes tire-bouchonnés s’assurait un chemin parmi les calligraphies à l’encre chancelante. Sur des feuilles libres, et tout le monde le savait, les années excitantes du monde du X n’étaient qu’un tas d’allumettes imaginaires et prêtes à prendre feu dans les archives : en restant toujours aussi insensées pour les gouvernements en place, invraisemblables d’après les médias, et les gens n’en parlaient jamais, on resserrait les écrous.

Ensuite, filmée par la caméra, une progression à la Vilnius Poker : s’automatisèrent alors instantanément les pages du livre à coups de marteau nietzschéen ; pages clouées sur la cabane au fond du jardin avant de pressentir la nausée à venir…

Le Jardin où l’on venait de brûler Monsieur Carnaval en plein air, n’était qu’un tapis de fleurs semé de coing. Puis les zébrures dans le ciel sonnèrent la mort des baleines, bien trop loin : au-delà de nos cités mystérieuses, géométriques et massives comme des labyrinthes avec ses ruelles médiévales, s’emmêlaient sur les plaies disjointes de tous les Vilnius Poker ; le noir s’alliant aux auto-stoppeuses pluvieuses, aux actualités guerrières suffisamment audacieuses pour chialer au creux de nos oreilles.

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s