Du dépouillement zen d’un vieux torrent japonais jusqu’à cet enchevêtrement souterrain de fils électriques et téléphoniques qui alimentent, sous ses doublures, d’informations les internautes, la Bibliothèque de Babel symbolise aussi la négation. La seconde avant la seconde. Ou la couleur grenat…

Le travail des assistants de la bibliothèque de Babel ? Dans une vieille bicoque, sur leur écran, des alignements frénétiques de chiffres et de lettres déambulent sans cesse, au fur et à mesure que l’infinité de possibilités décroît, ce labeur perdurant cependant jusqu’à la fin des temps.

Et pour le texte encore à inventer ? A partir d’une succession de généralités coûtant pourtant la peau du cul, d’épopées imitant le génome humain, mais aussi à l’aide de nombreuses combinaisons, le récit de ces serfs, malgré tout libres, est ciselé par des fragments déjà écrits et stocké dans les greniers : ainsi, une impression discrète de déjà-vu jaillit de cette conception pourtant complexe. Et même si elle souffre d’un déséquilibre interne, la Conception replie son dispositif sans jamais décevoir le monde qui continue de s’engouffrer dans cette grande bibliothèque.

Bien qu’elle soit amorcée, l’émeute se voile sans vraiment s’exprimer fermement : les barreaux de la prison sont solidement fixés.

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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