L’art du Zen, en bouffant de la Lysopaïne au goût classiquement mentholé, s’accrochait au plan  des kaléidoscopes limpides : en écourtant de courtes et confuses respirations dans l’ombre, tandis que les moteurs de la fusée de Babel vrombissaient.

Seules les silhouettes qui tournaient autour du Bouddha, sur une planète qu’elles ne connaissaient pas, se renouvelaient en pure perte : allaient-elles reprendre le cours d’une vie ordinaire ? 

Sur le carrelage froid de ma cuisine ou le sol natté de ma chambre, ou encore sur une vieille chaise chargée de glaises et de fanges séparatistes, elles tentaient de se libérer des anciennes complaintes ventre à terre comme un mal de chien, comme un capharnaüm de sapins et de paroles voilées.

Les larmes de ces silhouettes se servaient de mon esprit pour traverser l’air noir de ce cauchemar saumâtre, pour atteindre le ciel, une pluie perçant nos sphères australopithèques !

 

 

 

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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