La nuit succède à la nuit ; son imagination, formant un monde très cinématographique, correspondant à un numéro lui-aussi imaginaire, emmaillotée dans son réceptacle de métro moite, elle reflète la moyenne du cristal automatique kilométrique de tous les défauts, de toutes les failles et de tous les crashs des disques durs, internes comme externes. La nuit sécrète aussi des inventions -des inventions d’orpheline mystérieuse.

En éteignant pour de bon les machines aussi undergrounds que sophistiquées, dès l’entrée dans le souterrain du métro, la Nuit sécrète encore des tweets sarcastiques ; des tweets sarcastiques qui se lancent à corps-perdu sur les traces de ces tronches de cake perdues au fond de leurs liaisons et lésions lyonnaises. Lorsqu’un beau matin, épuisé par le sang qu’elle perd, le loyer pas cher qu’elle soumet, elle commence à pâlir au fond des cendriers mémorisés par quatre de son école occulte ; une  représentation mentale, placée à fond-perdu et en listes mnémotechniques dans les caves et les greniers de nos maisons où vit aussi le rat…

Tout comme le rat, la nuit se cantonne aux endroits moisis, obscurs, incommodes.

Et puis soudain le Jour ! Comme agrafé maintenant à ses concessions, à la capacité motrice de sa lumière photosynthétique coulant comme une chandelle oubliée, ce nouveau jour, dis-je, l’embrasse en se recouchant sous sa calotte polaire,  virtuelle et maléfique ou alors le jour la précipite au fond de son café soluble, à l’intérieur même de ses époques enregistrées en Time Capsule et de leurs domiciles célestes ! Le jour dit à la nuit d’un ton moqueur qu’elle ne fait que vivoter !

Ce soir, suivant sa théorie et sa méthodologie, je martyrise la nuit -son esprit issu d’un paganisme plutôt glouton et personnalisé, et aussitôt elle se rétracte à l’intérieur de  son espace circulaire, sous la forme d’une minuscule clé USB qui ouvre instantanément Twitter et tweete une série infinitésimale d’hashtags poétiques ; les utilisateurs étant incroyablement déboussolés face à ces kyrielles amovibles de configurations, toutes interchangeables entre elles !

Elle finit par monter aux arbres, la nuit, pour se nourrir d’écorces et de mousse ; elle aime se nourrir aussi d’idées djihadistes, la nuit, mais aussi de pluies cafardeuses.

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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