Des kleenex parmi des calligraphies à l’encre chancelante ; des franges enrubanées et des odeurs de femme usurpant fraîchement du foutre à la place d’un film classé X. Une intuition en mouvement sous l’entrejambe à la place des idées xénophobes.

Autrement, absolument, nos sens noirs décantés sous Duke Ellington et nos yeux hébétés à la façon du lierre râpé interagissaient avec les diodes de la télé.  Se fermant fastueusement à contre-courant en une équation à peine résolue, nos yeux : des ecchymoses de fleurs de lotus, le venin foisonnant du corps d’une femme nue ; glissant et s’épanouissant selon l’humeur du thé, l’énigme des arêtes de poisson convergeant sous nos paupières comme ces nuits d’hiver de grandes communions florales et de petits crépuscules.

Soudain, en nous arrachant au flux continuel de la vase, la joie de vivre courra sur nos cordes à linge agrippées aux gargouilles du donjon avant de tomber comme une oreille coupée, une image fascinante dans la tasse face à moi. La rêverie pouvait alors commencer à dériver de l’autre côté de la pipe d’opium ! De l’autre côté aussi des montages cinématographiques croisés avec le métal des petites douleurs.

S’accroissant en déambulant le long de leurs teintes noires, blanches, pénis et sourires en feutre, leur maîtrise fringante des cités légendaires dont le narcotique était issu récoltait depuis le fond sans fond de notre esprit de nouveaux horizons. Sur leur passage, l’effluve rouge facilitant un réseau de possibles, un réseau de romans en attente, venu des galaxies douteuses.

Leur oreille : crêpée de maïs, allumant les notes de musique visible, expansive et bien sûr hallucinée… leur oreille avait été découpée selon les pointillés de tous ces kilomètres parcourus ; après toutes ces bornes, portant des éparpillements de jasmins, je lui ajoutais des chaînes et des planches ossifiées reliant un jeu de cartes enduit de lissage pour en faire un tréteau méditatif.

Enfin, pour compenser leurs calamités : la tranche muette d’un livre, des grappes de couleurs fastueusement temporaires sous le regard d’un chevreau, le label Sub Pop tiré à quatre épingles, sans rendre ces bribes de zigzags pourtant recherchées ardemment, en se perdant dans un mouchoir de poche ou en passant d’un entonnoir celtique au rouge sang des rires irlandais gangrenés par la météorologie des lieux !

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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