A cette époque, Oreille était coupée ; les raclées à gogo et lecteur de John Fante ne plus être : univers boudin et compote sans mesure et, sans commune mesure aussi, dans l’irréalité régulière d’une brume matinale, le moral qui se raccordait au yo-yo habituel.

Le grand nord entrant en scène, sèchement monochrome, le bouillonnement d’un rayon de lumière écaillé jusqu’à l’overdose ; des franges enturbannées et des odeurs de femme pour empêcher le silence de hurler, pour l’empêcher de tomber, pour se distraire ou pour ne plus faire semblant.

De longues pipes d’opium hilares et de longues retraites méditatives pour mâcher et travailler par la bouche le désir impénitent d’un vieux chagrin d’amour, pour compenser ses calamités.

A la lueur d’une danse hivernale pleine d’obscurité, le label Sub Pop perdu comme un Kleenex pour reproduire un sillon généalogique.

Un artefact ou une invocation pour murmurer, dans le sang, des choses si étranges et si irascibles !

Des rimes ridicules pour ragaillir tes noirceurs d’ébène, ton teint terreux, ton air d’hindouiste déplumé ou de va-nu-pied du Gange.

Des petites annonces aspirées par la femme araignée. Et d’immenses univers de vie inconnue, amazonienne alignée sur le bord de la piscine pour siffler le cérébrale, pour se laisser aller, pour ne pas écouter toutes ces conneries autour de toi, et créer une émotion.

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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