Le long du chemin de fer, au milieu des tessons chiffrés à l’excès : feuilles d’argiles d’argile rouge dévalant par la porte de Chine ; allée de terre jaune et pénombre des bavures extrêmes, parcourant les rizières fouillis de coquillage marin. Ainsi nous sommes deux, un enzyme physique aiguë, brisé et confortablement expansif ; un suçotement de bleuet taillé dans la guêpière des crins de chevaux alezans et j’appréhende les mystère du tao avec elle ; l’arraché de l’écorce prise entre les fesses de la poupée chimpanzé.

Et quand nous sommes trois : le désir des animaux nocturnes, radioactifs, le soleil de Minuit sautillant, presque blanc et comme frangé de noir projetant synthétiquement la glorification en faveur de maître Yoda ; et lorsque nous sommes quatre, l’inculte dans sa thébaïde mène une guerre acharnée par moult voies de carême.

Soudain, les anneaux de Saturne velu à ses bords au grand galop viennent d’atteindre nos ombres prostrées, presque ossifiées par tous ces embrasements de diable lampiste…  Des programmes de surveillance bien tassés, sans les rendre ces bribes de zigzags et de sensations saccadées, germent dans les tasses ébréchées et offrent leur tâche ; j’incorpore aussi dans un sac en plastique bleu des moussons asiatiques sans me douter qu’une seconde d’intervalle puisse compenser leurs calamités : nous allons débarquer aux jours révolutionnaires, là où se déploie le verre planté sous la peau ; voilà l’expression d’un amalgame de distances contrariées, communicatives et cauchemardesques !

Du vomi, du grunge, elle affecte la bête humaine ; ses cheveux trempant dans l’eau de javel sur le papier machine en fouillant le subconscient du Créateur ou de Satan lui-même… je me précipite du côté de la Porte Intérieure, en emportant la vieille métamorphose.

En colonisant le Nord d’Harlem, j’ai mesuré toute l’invraisemblance des larmes en programmant un nouveau système pour les cosmonautes sur la pelouse magique de la forêt de Vallin. Nerveusement, inutilement, les cosmonautes ont cloué des planches de bois appartenant au vaisseau viking pour se protéger du froid : ce blizzard réactivant leur histoire mélancolique avant de plonger dans le noir absolu. Cette obscurité qui fourmille sur la page droite de mes carnets de moleskine ; entre-temps, emportées sur une autre planète, les fantasmagories s’accroissant autour de la Porte Intérieur, délimitent l’espace des voyages mentaux…  Et tandis que les cosmonautes font brûler ce qu’il reste de leurs carburants au fond de mes yeux incandescents, je ne parviens plus à entrevoir la lumière férocement slave ou celtique des autres étoiles.

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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