Aristote m’avait ôté une épine douloureuse du doigt de pied en attisant les plus folles, les plus ésotériques recherches jusqu’à parvenir au point de non-perception : le vide des Voyelles ; successivement ou simultanément, en ouvrant le journal de Kurt Cobain j’avais décanté une succession de silences dilatés sous tous les angles s’accrochant à la perspicacité des machines frémissantes, mû prodigieusement par un sentiment général d’inutilité…

Dans tous les azimuts, les inventions d’Aristote après un bol de café aussi noir que la nuit : un minime charbonneux d’existence à l’origine d’autres inventions ingénieuse comme ce labyrinthe polysémique d’algorithmes chiffrée à l’excès, cette plinthe de la bavure extrême sans principe ; la bavure : quelque chose d’authentique afin de créditer ponctuellement la Xbox ou la PlayStation ; au milieu de ces labyrinthes : un fouillis pensif de tractations politiques quand j’allais user ma culotte courte sur les bancs des écoles occultes gaiement teintés par les rayons solaires.

Je sentais toujours les tentacules de l’Alien ou l’esprit de Platon se contracter autour de ma gorge et des muscles de mon visage. Instinctivement, primitivement, leurs molécules étaient devenues miennes ; l’Alien ou l’esprit de Platon : tampourinant dans une ex boite d’allumettes confortablement expansive, singeant parfaitement un suçotement sympathique de bleuet taillé dans la guêpière des crins de chevaux alezans ; un jour je reviendrais avec leurs têtes à réduire et à afficher en trophée.

Colportant les idées noires du journal de Kurt Cobain dans une charrette, je lui avais même extorqué la substance passablement acide de sa salive, ainsi que la férocité et le machiavélisme de sa réflexion ; j’étais cet exorciste exhortant le soleil de minuit presque blanc, sans pigmentation et comme frangé de noir à adhérer synthétiquement à la doctrine de Maître Yoda ; Yoda l’inculte dans sa thébaïde menait une guerre acharnée par moult voies de carême nucléaire.

Soudain, avec Aristote, Platon, Kurt Cobain et Maître Yoda pour torréfier la noirceur de l’Alien,  pour la purifier, sans entrave une nuit noire comme un bol de café vint atteindre mon ombre prostrée, presque ossifiée par tous ces embrasements de diables lampistes…

Aristote et Platon, bien tassés dans un programme informatique au froid glacial, assemblaient aussi le tribut de leurs profanations diverses, sans les rendre ces bribes de zigzags et ces sensations saccadées ; sensations qui avaient germé dans les tasses ébréchées et, en offrant leur tâche, avaient perfectionné une chose étrange incorporée dans une nouvelle théorie avec la silhouette de Yoda, sans me douter qu’une seconde d’intervalle puisse compenser leurs calamités : voilà l’expression d’un amalgame de distances contrariées, communicatives et cauchemardesques !

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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