Les Penseurs pleurent comme des fontaines Wallace !

Parmi les jaillissements classés selon leurs impuretés alchimiques ou chronologiquement à la manière d’une Timeline, pour désigner un Référent, apparait aussi, incandescente, livide à l’heure la plus froide de la nuit et jusqu’à s’interrompre lors des jeux de hasard, l’expression spéculative d’une évasion hautement providentielle : après les jours de crêpe, en tombant en cataractes et en se reliant entre eux, les Penseurs utilisent pour chaque flambée les archétypes pour le meilleur des mondes en se référant au système adverse.

À rebours les orients ! À rebours aussi la houle d’un potentiel de un volt au dépens d’un style fleuri ! À rebours encore sa vessie de boeuf m’étreignant, à rebours enfin les pavillons qui viennent se greffer aux pieds des pyramides comme les hélices sur nos crânes de chimpanzé !

Pour chaque Penseur : des forces spirituelles qui guident leurs pas ; et pour chercher sous cet amoncèlement d’oursins désagrégés le fond perdu du répondeur : les chevronnés, les maléfiques et fins d’esprit, les languissants et les épiphaniques regards des Penseurs qui se tournent alors du côté des seuls conquérants !

Ces conquérants, justement, ils perdent la vue et la raison – leur conscience se clôturant sur une image qui ressemble à une tâche de purée produisant un tas d’onomatopées merdeux ou honteux – ils perdent la vue et la raison quand ils fument les herbes médicinales de ces Penseurs !

Il y a aussi, quelque chose qui reste de ces vestiges spirituels ; quelque chose née de leur raisonnement comme un cheminement souterrain : là, quelque part – au-delà de quelque part, au cœur d’une nuit synthétique par exemple – quelques ailleurs chapardeurs qui passent leur temps à laper leurs cerveaux quand ils regardent les fontaines Wallace pleurer comme des filles de bonne ou de mauvaise réputation…

Donald Duck : le zèbre des grandes seigneuries !

Comme un zèbre quittant les quais du métro et s’autoadministrant la couleur noire semblable aux mouvements rapides, générés par le silex, c’était d’abord une playlist Cobain en noir sidéral ou en or rose !

Etant donné le prodigieux dénouement qui suivit : à la page d’acceuil de l’Apple Music j’étais intervenu sur fond d’oeillet terne, j’étais intervenu dans cette bagarre entre les zones communes et ces troupeaux de hyènes ; et ainsi furent scannés les cinématographiques coins-coins de mon ami Donald Duck avant qu’il s’embourbe…

Alors la colère. La colère comme une force biologique, un peu pathologique. La colère et cette terrible douleur qui flottait dans le café de ce matin, avec le sirop d’érable. Ensuite la bêtise. La bêtise comme cut-up acidifiant, glissant au fond de ses anneaux rouges jusqu’à ne plus se retenir et enfin, en s’amoncelant d’oursins désagrégés, au bout de sa maléfique finesse d’esprit : des galipettes de grandes seigneuries pour se faire enculer par tous les trous ! Oh ! Ah ! Oh ! Etc.

Enfin : la languissante mollesse des SMS sur sa chair qui dégouline et fait dégouliner l’épiphanique diesel fragrant d’un moteur mourant, à l’arrêt, de toutes ses mémoires !

Tableau noir !

À l’origine des paons qui font la roue : ce délire d’ornithorynque, cette séquence d’actions impersonnelles qui défie les lois de la physique ; ce délire bien goupillé que je dépose vaniteusement à tes pieds ô toi la peste dominatrice !
Courant le long de la feuille de papier, proposant entre les lignes des rêves tarifés, des parfums de Flaubert ou de Dickens pour relancer peut-être ton capricieux tropique holographique !
Hélas l’archipel où ton incarnation pimpante m’est apparu a disparu définitivement : alors, en regardant toujours plus loin vers l’ouest, j’ajuste les bandelettes qui serrent tes pieds éléphantins ô toi l’infirme pauvresse !
Dans mon bureau je rédige ensuite comme une partition de musique une suggestive science-fiction. Et tes vingt ans comme un regain de jeunesse vilainement attardée perpétuent le récit esquissé sur le Tableau Noir.

Et demain aux aurores le micmac

Et demain aux aurores le micmac néfaste : en miaulant comme le diable en personne, en s’allongeant comme le visionnaire cauchemars qui prendra fin aux crépuscules ; incommodant les voix provenant de la chambre, parmi les miettes et le pavé des Grands Architectes ce micmac persistant : ce désordre dans le dressing, cette spirale d’idées noires qui sait dénouer les liens de son négligé corset, cette excitation blanche dans la paume de sa main.

A la nuit tombée, j’associe ce micmac aux travers de son personnage. Au sud-ouest : son sulfureux périmètre. Au nord : sa surcharge d’adrénaline. En Orient : son carême dévalué par trop de persévérance cosmique. Et au sud : ce don véridique d’ubiquité, de télépathie qui vient d’éclore du micmac !

Et sous ses paupières opiniâtrement closes : un arsenal juridique inflexible. Et le lendemain, en vérifiant les résultats du dernier loto : une cuve de peinture neurologique entre ses tempes. Dehors ou au fond du crâne : la vérité qui change les rues lyonnaises en cris de bêtes incommensurables.

Et quand j’arrive au Rez-de-chaussé : l’inaction ou cette vision terriblement diffuse, entre deux prises, perdue parmi les miasmes du marécage d’à côté !

La Fonction X

En reconnaissant le bon côté de ses immensités galactiques sans pouvoir cependant la définir cette fonction X, ou en l’associant au gain obtenu, puis perdu, il y avait tout d’abord cette force occulte, organique qui venait de prendre ses valeurs…
Des valeurs qui ne s’argumentaient pas, qui se cachaient parmi les notes de musiques dissociées de son langage à la fois mathématique et informatique, et qui basculèrent de l’autre côté du téléphone : elle recommençait ainsi sa vie, cette fonction X, elle avait peur de se noyer, de tourbillonner au fond des lavabos. Elle avait peur aussi de se perdre et se perdit cent fois en cherchant une issue philosophique ou religieuse à cette équation à laquelle elle appartenait.
Sans oublier toutes ces moqueries, tous ces rires et toute ces gens morveux emportant la seule clé de cette énigmatique équation que je tentais de résoudre. Aux grands maux les grands moyens : après différentes ébauches, j’avais écris pour elle une partition dont le système était tout aussi cyclique que les saisons et tout aussi aléatoire qu’un jeu de cartes, comme le tarot, le poker, la bataille etc.

La fonction X, transformée en notes manuscrites, altérée par ce nouveau mode de raisonnement, avait retrouvé ainsi le sens de la marche et regagna alors cet amalgame du départ ; passionnée et méticuleuse, en atteignant un niveau souterrain que la voix de Freud, le nouveau animateur radio, berçait, via la pensée latérale envoyait pulser ses anciens espaces vierges, encore à conquérir, en suivant un tracé logique.

C’était un nouveau voyage, un périple crissant ses ongles sales sur le marbre blanc de ma cervelle ; la fonction X, quelque soit le « gain » obtenu, glissa au fond de mon lavabo et fit disparaître l’univers qu’elle avait créé et qui avait chaviré par trop d’associations hasardeuses. Cependant, leur compréhension n’était pas nécessaire. J’achevais donc l’oeuvre – une science fiction répondant aux canons de ce genre – en imaginant d’après son inspiration un dessin animé, animé par ses vies antérieures, retransmis sur tous les postes de télévision à l’heure des informations régionales.

Dans ce dessin animé la fonction X avait adopté un caractère exotique et rare : en se taillant une route parmi ces personnages de Cartoon imaginaire, Samantha, ma secrétaire chargée de l’autre fonction – la fonction C ou fonction cut-ut – avait greffé le jingle new-age des autres épisodes à la queue de comète de cette fonction X !

Les Êtres en question

En adaptant à leurs usages l’étrange syndrome, cette vision spectrale suintée des murs, tandis que leur raisonnement coupé aux faïences bleues flottait par dessus la fiction, ils avaient vraiment de quoi s’inquiéter ces « Êtres en question. »

Les gênes de cet essaim se matérialisaient au sein d’une chaleur réconfortante, se constituaient quelque part, comme au-delà de la bobine cinématographique où ils étaient nés. Même si c’était encore flou, incertain à l’heure où j’écrivais ces lignes, leurs domiciles célestes – des voies lactées, toutes enchevêtrées entre elles, et vidées de leur utilité – se perdaient au coeur d’un agréable coloriage noir, j’utilisais alors le latin ténébreux d’un message laissé sur le répondeur pour les retrouver.

Leur espace : le centre alternatif d’un cercle traversant des ruines, ou des systèmes graphiques japonais jetés dans ces carnets de moleskine ou le langage cuit après leur dégel des bibliothèques de Babel.

Et leur exil ? L’horizon en lambeaux, souillée, alors qu’un redémarrage infiniment palpable de mon disque dur émettait leurs meilleures possibilités déjà trop loin… Ces Êtres en question se rassemblant dans une autre ville, sur un autre continent ou sur une autre planète sûrement, se rassemblant en déambulant le long de leurs Mercedes aux teintes noires avait trouvé dans la rue leurs proies et leurs victimes. Cinq ans plus tard, le rallye se terminant au fond de cette lumineuse impasse, en haut sur la corniche.

Et quand, la peau sur les os, j’abattis le chêne de leurs codes cérébraux : il y eut un tremblotement, un frémissement face à la froide lumière, face à cette bouffée de vide intérieur se balançant vainement dans mon disque dur.

Et lorsque j’étais rentré à la maison : l’idéologie de leur livre du Cours Supérieur analysée jusqu’à présent par tous les exégètes plongea soudain dans les limbes de l’oubli. Enfin, après m’être installé à mon bureau : ce fut le commencement de leur feuilleton, en descendant dans l’escalier qui menait au hall central de l’hôtel, les menottes au poignet, ce fut aussi un drôle de flash-back ; alors tranquillement je fumais ma cigarette : debout sur leur comète fatiguée de glace noire !

Entre-temps… Brusquement, Et ensuite !

La fille de Corto Maltese, croisait et recroisait ses jambes et je m’abstenais à grande peine de regarder ce qu’elle offrait entre ses cuisses : Entre-temps… Brusquement, Et ensuite !

Dans mon récit, il y avait une cave avec une seule ouverture sur le monde extérieur. La Fosse Noire.
Et des barreaux qui empêchaient de s’échapper depuis cette ouverture. Elle ne laissait passer la lumière du jour que faiblement. Et au fond de la fosse noire l’obscurité.
Et toujours au fond un homme (était-ce vraiment un homme) qui travaillait la nuit je-ne-sais-quoi… Et dormait le jour, quand la neige tombait sur la ville. Sa fabrique, c’était la fosse noire.
Il était toujours là. Vautré sur un lit aux draps souillés, les clopes et la bouteille de Jack Daniels planquée dans un coin. Du vomi et du grunge sur le papier machine, et un bric-à-brac kafkaïen, alors seul maître des lieux…

Ce fut d’abord ainsi que je découvris son existence : il m’avait ordonné de le suivre, de là on voyait mieux… En haut de la butte, la mort des Derniers Empereurs grinçait en couinant et en se balançant aux branches de l’arbre aux pendus.
Puis tout redevint silencieux, ce rêve en puissance qu’il avait projeté à l’intérieur comme à l’extérieur de nos têtes fiévreuses était à présent bien trop loin. L’Empereur avait prospéré sur un monde en ruines laissant la fille de Corto Maltese m’entraîner dans sa danse.

Toutefois, après de rudes épreuves en silence, la solitude : des chaînes de givre, des tableaux de famille que je refusais jadis de regarder, des questionnements édulcorés qui embaumèrent les lèvres de cette Déesse de Cythère !

Dans le placard de la Famille Addams

Dans le placard de la Famille Addams : l’immobilité des spectres qui s’agglomèrent, après mise au point, au puzzle cérébral des intuitions premières ; en résistant à cette famille en liesse aujourd’hui après le suicide de Carlène : le combiné du téléphone qui énumère les détails de sa céphalée placée sous placebo.
Et enfin tiré de cet environnement inhospitalier – le niveau souterrain d’une pyramide encore inconnue : le délit de Carlène, notre héroïne du jour qui vient de se précipiter sous les rails d’une locomotive pionnière.
Alors, alors seulement jouissant d’une greffe de pelote de laine : son puzzle cérébral qui soulève encore des questions sans réponse…
Elles se découpent sous la lune, en s’abandonnant dans le brouillard dardé de cercles immenses et agressifs, elles se découpent et se recoupent au sein des puzzles cérébraux toutes les céphalées laissées sur les répondeurs des Familles Addams comme les tags f57 ou f58 ou bluewahlechallenge…

En haut du donjon : la liquéfaction !

Saupoudrée de poudre noire fox et d’ombres chinoises, en haut du donjon : la liquéfaction ! La liquéfaction disparue de ces corps longilignes, nerveux et racés en perpétuel mouvement dans cette glacière.

Mentalement soudée à leur version polaire : la perpicacité des machines qui ne voient que leur extérieur ; leur intérieur révolutionnaire étant généré par l’idée directrice de ces machines, presque éoliennes !

A colin-paillard, cette rangée de corps longilignes épouvantent les peuplades perdues, venues d’environnements inhospitaliers. L’halo de leur fusain aussi toxique que leur baguette en métal phagocyte leur programme d’enseignement ! Une mouche à merde liliputienne pour les suivre jusqu’au sein de leur communauté souterraine cachée sous un amas de pierres grises et de toitures pantelantes !

Enfin un emplâtre de murailles décharnées, déjà sur orbite, pour libérer leurs mystérieuses et trop vieilles batteries !

La Guerre des étoiles à la page neuf de mon carnet de moleskine

Les forces en dessous présentes interrompèrent prématurément leur travail de sape des données métaphysiques et virtuelles de la jeune nation démocratique pour graver dans ses sillons leur élégance d’ensemble impéraliste.
Ces forces occultes, en s’inspirant de la page numéro neuf de mon carnet de moleskine, m’avaient aussi transmis jusqu’au moindre recoin épiphanique de ce redouté cocon pourtant en péril la silencieuse complexité des lueurs infernales. Il y eu cependant en action un mécanisme perturbateur : je coupais l’appétit de ce grand serpent qui attisait les forces, en espérant calmer un peu le jeu. Mais les forces, par la fulgurance de la pensée logique et de leur progression filmée par la caméra, se hissèrent hors de leur huis-clos d’origine pour revenir à l’assaut et, bien malgré elles, elles s’étaient incarnées en moi.

C’était l’étape du perfectionnement : avec mon sabre de samouraï j’avais tué ainsi mes vieux rivaux ; leur testament aussitôt téléchargé sur tous les serveurs de l’Empire fraîchement établis !

Les cépages téléphoniques !

La chaumière disparue, alors le grommèlement électrique, la radio à la mode chinoise transmettant la consigne donnée et les tics de langage des petites familles en promenade le dimanche : des momies qui s’endorment après bien des coutumes illisibles.

De licencieuses coutumes selon Charles Manson qui va soigner son sytle redondant en se défoulant souvent sur Kurt, son ado de fils. Souriant de leur nudité ascétique, les combinés des téléphones abandonnés sur le bitume ou sous la braise se greffent au label Sub Pop de Kurt ; les charlatants alors en action pour stabiliser les voies qui mènent toutes à leurs royaumes et qui, prêts à être ravivés, énumérent leurs détails…

Alors, alors seulement : les momies se raniment en attanchant l’appendice des voyages sans retour au flanc perturbant des cépages téléphoniques… loin de la nuit froide au dehors !

Les fantômes

Des fantômes sous la forme d’orgasme blanc hantaient le ciel étoilé au-dessus de notre lit. 

Plantés là ces fantômes comme des sourires anglais, comme branchés à des appareils à raclettes, comme des petites filles qui n’osent l’avouer, leur bêtise, ces fantômes ralentissaient la mélodie du piano et firent soupirer le violon magnifié par les éclats de nos deux photosynthèse.

Comme des débiles, ces fantômes qui respiraient une sagesse étrange, associaient les combinaisons successives de leurs tables de montage spectrale avec des syllabes aussi feutrés que le long de notre rue en pente, étroite, bordée de maisons lourdes, hautes et noires.

Hautes et noires les maisons avec leurs composants pas vraiment raisonnables, étudiés pour se perdre dans les profondeurs du Nil, ces maisons bourgeoises ressemblaient à des corniches rapprochées ; avant de remonter notre rue, les fantômes continuèrent ce qu’ils avaient commencé : nous surprendre avec un calme verticalement transparent, nous surprendre, leurs têtes levées au-dessus de notre lit, laissant place à une petite partie de la mer méditérannée, déesse de la matière ô combien vivante !

L’arôme chinois de Robinson

Précédé d’une quinzaine de jours monstrueusement et densément littéraire, l’arôme chinois de ses limbes neuronaux projeté entre deux mèches de cheveux ni blonds ni bruns.
Dans un passé lointain cet arôme possédait sobrement d’honorables négoces ; ses stations énigmatiques dans son parler natal…
Recueillant d’inextricables cautions spectrales, l’arôme chinois de Robinson dissimule une averse d’aiguille de pin : une goutte d’eau d’un lac souterrain qui se trouble et qui forme progressivement, à mesure que l’exilé se résout à mourir, une mare, un sachet de mescaline ou une larme d’un bleu vif en équilibre.

Réaménagés et étalés sur une carte lymphatique, d’étranges phénomènes l’approvisionnent en nerfs télépathiques, cet arôme chinois qui contient toute les combinaisons génétiques à peine perceptibles d’un appareil à raclette que personne n’a jamais vu !

Pensées

Tout d’abord de simples pensées ; pour discerner leur envol : les plus admirables graffitis, des oeuvres déchirantes conformes à leur idée directrice.
Avivé selon des procédés magiques, le cerveau de Kubrick : un processeur qui déplore lui-même ses outrances langagières et thématiques. Et dans l’air chaud, coupant une bûche au-dessus d’une rangée de corps longilignes, nerveux et racés, de ternes nuances encadrant, structurant la violence de leurs scies. D’après les brumeux versants de la vallée, d’après le foisonnement chaotique d’une minuscule clé USB, leurs scies suivant le balisage d’une étrange application.
Examinée sous un autre angle, cette application interfère à l’intérieur de nos ordinateurs le cours fantasque du navigateur et la propriété intellectuelle n’est plus qu’une chimère alors..

Outrances langagières et thématiques, semi-coma éthylique, rêve communautaire

Outrances langagières et thématiques, semi-coma éthylique, rêve communautaire : aspirant les ongles qui s’y coupent, s’y cassent, se suivent en un tracé logique, leur cheminement remonte les lignes du métro, leurs stations énigmatiques, leur globalité et l’arôme chinois des limbes neuronaux !
L’excursion spéléologique : un authentique travail grossier, gâché par les coups qu’on porte à l’intérieur de ces lignes souterraines ; ces égouts qui confèrent au grand public leur singularité et leur excitante et réconfortante faculté.
Leurs facultés ? Formées par une mare, par un sachet de mescaline ou par un ciment armé, elles se révoltent contre les onomatopées cérébrales et projettent des plans hargneux qui grimpent d’un écran de cinéma à un autre écran de cinéma.
Verrouillé et sans lumière, le cinéma : une série de films pornographiques court-circuitée et affublée des artifices du récit – un projet complètement abandonné – et cette mescaline : s’imprégnant des odeurs incendiaires des nerfs télépathiques remontant à la surface, elle vous donne des airs d’ibis pensif, debout sur une patte.
En revenant sous la surface : des rangées de corps longilignes, nerveux et racés qui accouchent de comics complexes mais amusants !

Enfin les stations : leur progression en déséquilibre constant est alimentée par les matrices des idées directrices ; le seul et unique cerveau de tous ces voyageurs de métro, un processeur qui les définit sans ménagement et qui veille à ce que chacun reste à sa place. Un ordre singulièrement réfléchi qui constitue l’album de cette étrange famille : pour la maintenir au sein de la séance cinématographique, ce Cerveau Mécanique produit une surproduction d’oeufs frais ; des oeufs curieux, qui en cas d’indispositions, exsudent l’arôme, l’odeur, l’histoire génétique de tous ces gens !

Le récit : un équivalent inamovible et ciselé !

Le récit : un équivalent inamovible et ciselé, aux aguets. En glissant lubriquement les Aventures de Lucky Pierre au fond de son gosier de nacre, pour mêler tout un monde à court-circuiter, une décomposition kafkaïenne à transhumer ailleurs : là-bas, dans la bibliothèque de Babel, peut-être.
Ici, pour l’instant, séparé par de profondes tranchées, le liège éprouvant le récit : une sorte d’enveloppe téléphonique accouchant d’une excitation blanche, d’un halo « jadis » obtenu dans la baignoire du Grand Festin.
Cet halo pour cause d’absence prolongée au foyer familial, on ne peut l’assouvir ; entre les pages des Aventures de Lucky Pierre, cet halo démantèle la quintessence érotique d’une figurine vaudou, avec ses teintes soviétiques et, en se reprenant à plusieurs fois, il la fait rouler sous les tonneaux visqueux et verdâtres d’un cépage qui flue et reflue à l’odeur et à la vue, frangé d’une dentelle noirâtre sur les bords.
A la lueur de la bougie, le récit représenté par des spécimens solaires, des battements de coeur défunts ou de fausses chinoiseries au look destroy, passe inaperçu dans ce film qui privilégie algébriquement sa texture ahurissante, chrono-sensuelle, brillamment inversée et déjà bien entamée, opiniâtrement close !

Un pédoncule exotique !

Des suppléments exotiques là-haut dans le ciel : la perspicacité des poupées de porcelaine occultant d’anciennes fournaises…

Et dans l’herbe, selon un ordre réfléchi : leur nudité et leur profane tranquillité… semence de tapissier entortillant leurs pensées mystiques monochromes alors que les poubelles se remplissent de corps psychanalytiques et de métaphores tentaculaires.

Ainsi, en incorporant sous l’humus des forêts noirs de craies et de chewing-gum synthétiques l’odeur habituelle, musquée et frémissante des alpages délimités par la pluie, altérés par des ténèbres d’outre-tombe, j’avais fluidifié une étendue floue et pâle de faisceaux crépusculaires.

De pâles faisceaux poussant comme les orties, comme des mondes celtes au fond du gouffre désespéré ; leur inextricable situation associée à son équivalent verticale qui gicle autour des stèles : équivalent mixé sur des tables de montages qui ressemblent à des appareils à raclette approvisionnés en électricité par les jeunes pousses imaginaires du réseau local.

La photosynthèse de leur réseau local : la féminité noire des fleurs et des champs pour oiseaux ou un carnage potentiellement magnifié sur ces tables de montage ; montage perçant à travers des flaques d’eau claire jusqu’à parvenir à l’embryon des Voyelles de manière violente et multiple !

De mon côté, mû par leurs danses fantasmatiques, pique-niquant sur leurs fils de fer alchimique, le bruissement de mes composants vitrifiés et modifiés par travellings, tambourine dans toutes les tempes : un véritable carnage quand le monde supérieur se transforme en plomb, exploite les fours à chaux et réduit tous les soupçons en tourbillons anarchiques. Lancés dans tous les azimuts ces tourbillons laissent place à d’autres visions d’ailleurs ; des S.O.S pour extraire hors de leurs disques durs chargés la bobine cent-quatre vingt treize de Cassandre, techniquement H.S mais très ressourçante !

Projetant synthétiquement sa colonnette d’albâtre en ouvrant le journal de Kurt Cobain, elle est née de mauvaise humeur et il y a toujours cette photosynthèse qui vous arrache à l’amertume solitaire de l’exil, qui vous colle au rocher aztèque. En ajoutant la chaleur des messes noires isochromatiques, son voisinnage : une authentique déviance histoire de supplanter les combinaisons successives de son ordinateur de bord. Perdues au fin fond de leurs noirceurs, ces combinaisons laissent place à un amoncellement d’ossements de chèvres reliés entre eux par un pédoncule très noir, mesurés comme des décompositions kafkaïennes très dissipées !

Selon un ordre réfléchi

Dans l’herbe, selon un ordre réfléchi, sa nudité et la profane tranquillité… semence de tapissier occultant d’anciennes fournaises.
Sa photosynthèse qui vous arrache à l’amertume solitaire de l’exil collant au rocher aztèque. En ajoutant la chaleur des messes noires isochromatiques, son voisinage : une déviance histoire de supplanter les combinaisons successives de son ordinateur de bord. Perdues au fin fond de leurs noirceurs, ces combinaisons laissent place à un amoncellement d’ossements de chèvres et font mousser les composants informatiques de l’ordinateur.
Le bruissement quand ces composants, vitrifiés et modifiés par travellings, tambourine dans nos tempes. Et un véritable carnage quand leur monde supérieur se transforme en plomb, exploite les fours à chaux et réduit tous les soupçons en tourbillons anarchiques.
Un carnage potentiellement magnifié sur les tables de montage de façon violente et multiple. Et des tables de montages qui ressemblent à un appareil à raclette approvisionné en électricité par les jeunes pousses imaginaires du réseau local.
Enfin la photosynthèse : poussant, comme les orties, des mondes celtes dans le gouffre du désespoir ; son inextricable situation associée à son équivalent verticale qui gicle autour des stèles…

L’escalade des veillées d’armes

Tout d’abord, une bonne tête dynamitant les paysages par des immensités de parfum incestueux, puis la panique : dans la bonne direction surgi de la terre et près de ma destination, c’est à dire à sous les murailles d’une ville perdue, isolée, morte, comme un temple endormi où tout est géométriquement quadrillé.

Et, au fond des puits, les longues migrations trafiquant par oléoduc et gazoduc, se consumant gauchement. Dans les poubelles : des artefacts pornographiques de chroniques souterraines. Et près des décodeurs : quelques enchevêtrements de fils électriques, partiellement organiques, qui ont supplanté les séquences réaménagées de la série télé Lost.

Dans la gueule du crocodile : un autre monde et nous deux dedans ; mais aussi, sous ces fragments de racines : une veillée d’armes déclenchant des avalanches violentes, sombres, discrimant la perspicacité soucieuse comme si elle se recueillait après le départ de notre fusée !
Dans la gueule de l’africanisme, comme la tumescence d’une gencive altérée au fond de nos pupilles, chaude comme le punch, comme une yé-yé malsaine en manque d’outil éthymologique, en la scarifiant et en la débouchant avec un tire-bouchon, la veine de cette nuit sanguine.

Uniquement à guichet fermé, des complaintes revigorantes de l’autre côté !

Uniquement à guichet fermé, des complaintes revigorantes de l’autre côté : là, entre le nacre d’un haut-lieu de débauche et le feu du jardin qui fait familièrement fondre un drôle de corps : le corps brûlé de Monsieur Carnaval ; Monsieur Carnaval, le débauché, qui a atteint des sommets dans ce domaine, nous promet-il.

Monsieur Carnaval qui se leste de son mal d’écriture, son mal des montagnes aussi et qui laisse les ombrages chauds, travaillés par le temps, d’une vie trop mondaine, le lessiver entièrement. En cultivant la féerie de nos premiers émois certes pacifiques mais glauques, la romance entre Monsieur Carnaval et moi a ainsi été brisée : ces romances d’autrefois qui nous font barboter ensemble dans la glaise, le gravier se découvrant une nouvelle fonction édificatrice quoique boueuse.

Monsieur Carnaval, ce grand Noir qui ne connait rien au jazz ni à l’Afrique, a appris aussi la géographie éruptive de ce domaine où on ne l’aime pas vraiment, sa salive coincée dans les conduits inexplicables, souterrains du jardin !

Aux deux intersections d’une rue perpendiculaire : les portes vers l’Orient !

Aux deux intersections d’une rue perpendiculaire : les portes vers l’Orient. Et dans cette ville américaine : des vieillards qui géométriquement quadrillent les routes avec les résultats de leur recherche sur le web. Et quelques dizaines de mètres plus profondément sous cette surface : une sorte de jungle babylonienne ; pour mémoriser par avance et par télépathie les bons numéros du loto, il vous faut séjourner dans ce cocon assez longtemps et sentir ainsi son mauvais goût s’ajouter à votre excroissance osseuse !

Les nudités ascétiques de ces portes vers l’Orient recréent une sensation d’activité. Il y a ici et là ces vieillards qui nous accueillent dans cette jungle babylonienne versant le long de ses pentes des fenêtres pop-up joviales. Et le vent des steppes qui nous a conduit jusqu’ici, rééquilibre les longues migrations biographiques.

Pour nous distraire, en glougloutant étrangement avant d’atteindre les sommets du domaine où pullulent de fantasmagoriques mains gantées, des filles charmantes tiennent dans la mémoire de leur ordinateur des séquences cinématographiques très privées !

Des tempêtes de pluie et de neige

Sur le joint du carrelage, souriant de leur nudité ascétique, des tempêtes de pluie et de neige qui pullulent comme des fantasmagories.

Une sorte de jungle babylonienne qui verse dans la rouille et se rééquilibre en désaccord avec les mégots des cendriers étincelants : une entrée dans cet écosystème s’embarrassant de ruisseaux limpides. Des tempêtes de pluie et de neige qui véhiculent les jurons des momies épidémiques jusqu’à transcender les racines de leur seule intention, jusqu’à se purger de leur impassibilité ; des tempêtes de pluie et de neige qui se perdent dans cet hacienda sans prendre le temps de l’aménager cet endroit putréfié.

En ajoutant à leur excroissance des saloperies pensives de mauvais goût, le temps suspend l’impalpable justesse de leurs menus détails, toujours en reculant !