Le récit : un équivalent inamovible et ciselé, aux aguets. En glissant lubriquement les Aventures de Lucky Pierre au fond de son gosier de nacre, pour mêler tout un monde à court-circuiter, une décomposition kafkaïenne à transhumer ailleurs : là-bas, dans la bibliothèque de Babel, peut-être.
Ici, pour l’instant, séparé par de profondes tranchées, le liège éprouvant le récit : une sorte d’enveloppe téléphonique accouchant d’une excitation blanche, d’un halo « jadis » obtenu dans la baignoire du Grand Festin.
Cet halo pour cause d’absence prolongée au foyer familial, on ne peut l’assouvir ; entre les pages des Aventures de Lucky Pierre, cet halo démantèle la quintessence érotique d’une figurine vaudou, avec ses teintes soviétiques et, en se reprenant à plusieurs fois, il la fait rouler sous les tonneaux visqueux et verdâtres d’un cépage qui flue et reflue à l’odeur et à la vue, frangé d’une dentelle noirâtre sur les bords.
A la lueur de la bougie, le récit représenté par des spécimens solaires, des battements de coeur défunts ou de fausses chinoiseries au look destroy, passe inaperçu dans ce film qui privilégie algébriquement sa texture ahurissante, chrono-sensuelle, brillamment inversée et déjà bien entamée, opiniâtrement close !

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s