En adaptant à leurs usages l’étrange syndrome, cette vision spectrale suintée des murs, tandis que leur raisonnement coupé aux faïences bleues flottait par dessus la fiction, ils avaient vraiment de quoi s’inquiéter ces « Êtres en question. »

Les gênes de cet essaim se matérialisaient au sein d’une chaleur réconfortante, se constituaient quelque part, comme au-delà de la bobine cinématographique où ils étaient nés. Même si c’était encore flou, incertain à l’heure où j’écrivais ces lignes, leurs domiciles célestes – des voies lactées, toutes enchevêtrées entre elles, et vidées de leur utilité – se perdaient au coeur d’un agréable coloriage noir, j’utilisais alors le latin ténébreux d’un message laissé sur le répondeur pour les retrouver.

Leur espace : le centre alternatif d’un cercle traversant des ruines, ou des systèmes graphiques japonais jetés dans ces carnets de moleskine ou le langage cuit après leur dégel des bibliothèques de Babel.

Et leur exil ? L’horizon en lambeaux, souillée, alors qu’un redémarrage infiniment palpable de mon disque dur émettait leurs meilleures possibilités déjà trop loin… Ces Êtres en question se rassemblant dans une autre ville, sur un autre continent ou sur une autre planète sûrement, se rassemblant en déambulant le long de leurs Mercedes aux teintes noires avait trouvé dans la rue leurs proies et leurs victimes. Cinq ans plus tard, le rallye se terminant au fond de cette lumineuse impasse, en haut sur la corniche.

Et quand, la peau sur les os, j’abattis le chêne de leurs codes cérébraux : il y eut un tremblotement, un frémissement face à la froide lumière, face à cette bouffée de vide intérieur se balançant vainement dans mon disque dur.

Et lorsque j’étais rentré à la maison : l’idéologie de leur livre du Cours Supérieur analysée jusqu’à présent par tous les exégètes plongea soudain dans les limbes de l’oubli. Enfin, après m’être installé à mon bureau : ce fut le commencement de leur feuilleton, en descendant dans l’escalier qui menait au hall central de l’hôtel, les menottes au poignet, ce fut aussi un drôle de flash-back ; alors tranquillement je fumais ma cigarette : debout sur leur comète fatiguée de glace noire !

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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