Transitant par un système de fils électriques et organiques, après le sac des rivières feuillues, en ruisselant alphabétiquement, je les avais définitivement perdu de vue ces serpentins de demoiselles élastiques qui grimpaient sur l’échelle sans l’aide de leurs mains.

Retirant l’échelle en siphonnant leurs gueules de vide-ordure, je détachais aussi leurs ceintures de sécurité pour ceindre les parfums du vide qui se battaient dans les profondeurs et qui finissaient toujours par monter au ciel comme de noirs bataillons de serpents cosmiques ; ces parfums du vide, en remplaçant la face B de Pat Benatar par les serpentins de ces demoiselles élastiques, s’agglutinaient le long de ma perche.

D’une tortuosité comique et éthérée, cette perche, oscillant lentement leurs ombres, en tombant sur le béton des stations de ski alpin, s’ébrouait parfois, comme un vieux cheval de kermesse, dans un décor vénitien en cette fin de saison !

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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