Bonnie : un dossier qui a été donné en enflammant les puits de pétrole du Koweït ; Bonnie le soir qui repose sur les seuls contrastes, les discours sous-jacents ou le temps quand il est à la neige et au froid.
Bonnie couche tard et ses vieilles fringues. Bonnie comptoir et la ruelle qui relève un coin de sa bouche en la lavant, en la régénérant probablement aussi avec l’air du soir. Bonnie les bars avec tous ces gens là-bas, sans un kopeck ; avec tous ces gens là-bas qui la refoulent.
Bonnie perdue comme un mouchoir mentholé quand on n’a pas vraiment besoin d’elle. Bonnie la rue la rasée de Kyoto. Bonnie qui scande comme la vodka, la tequila en se remettant entièrement au hasard.
Bonnie boulevard Bonnie trottoir qui alors fête son jubilé et fait disparaitre l’oppression.
Bonnie chantier lacustre qui est toujours là pour boire. Bonnie tes yeux Bonnie à dieu hors du huis-clos. Bonnie la méprise nous deux, que moi-même je ne comprends pas. Bonnie les gares, Bonnie s’égare et le rédempteur qui rogne du côté des menteurs.
Bonnie la nuit ébauche qui repère les sites riches en les ravageant de l’intérieur. Bonnie bonsoir Bonnie mental de figurante qui monte à pas faibles vers le col en raccourcissant toutes les latitudes.
Bonnie l’hiver dans ses paupières Bonnie hymen légendaire. Bonnie pas chère qui vend sa chair Bonnie système adverse. Bonnie à un moment quelconque de la nuit s’en débarrasse en réunissant toutes les raides et emmêlées voies lactées.

Bonnie blessure il faut que du sang soit versé, ce sang qui rétablit un certain laisser-aller, mais toujours en profondeur. Bonnie sanglot qui gonfle les lèvres et qui rééquilibre l’affection ; Bonnie cyanure, l’impératif ou la pensée d’un papier kraft.
Bonnie qui aime pas trop quand ça dure, Bonnie la peur nue qui recouvre une ville rasée ; Bonnie en cure. Bonnie le méprisable voyage sinueux.
Dans la voiture Bonnie biture ; en se rangeant du côté de Bonnie, Bonnie dans l’mur avec une poupée de ce genre. Bonnie j’te jure. Bonnie m’a laissé la facture ; Bonnie tu te rebelles dans ta cellule.

Bonnie alcool. Bonnie l’oppression. Bonnie t’es folle. Bonnie qui m’viole quand elle est molle. Bonnie catastrophiquement échouée, catastrophiquement martelée. Bonnie dans l’cul symbolisant l’art et l’histoire mentalement. Bonnie sait plus tous les trains qui lui passent dessus. Bonnie sauvant la ville de l’autodestruction mercantile.
Bonnie voyou, Bonnie loulou. Bonnie triste suite de mésintelligence ainsi que tout ce qu’elle contient. Bonnie la braise Bonnie la baise. Bonnie cette périphérie périlleuse qui se risque du côté de la Joconde.

Bonnie qui aime bien les balèzes Bonnie Jersey qui rattrape le temps perdu en atteignant cet endroit. Bonnie tu t’marres. Bonnie le joyau qui se cambre sur la civière.
Bonnie reviens, la peau d’chagrin en revenant des éditions de minuit. Bonnie tu sais ça sert à rien. Bonnie sans jamais la ressentir brisée, hagarde.
Bonnie la bière Bonnie la nuit, Bonnie la civière qui s’immobilise au centre de l’arène.
Bonnie ta mère Bonnie qui fuit Bonnie qui se rafraîchit avant l’âge !

 

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s