Dans l’obscurité, dans la brume aussi, une pluie blanche comme crème lui ruisselle sur le visage et les seins. Les gouttes de pluie font naître le malaise ; il y a aussi des flaques de sang, aussi noires que les derniers survivants, qui traversent un épisode dépressif à l’état vif. Un goût à la fois amer et acide.
Des chaussures d’hommes, des talons de femmes, des orteils de chameaux, des pattes de chiens et des griffes de tigres naissent de cette fin de civilisation s’en allant à vau-l’eau. En s’efforçant de stabiliser son regard séminal, cette fin, coupée de toute temporalité, bascule du côté obscur de la force sans que personne ne réagisse.

Comme une scie circulaire, une faille surnaturelle infiltre le plancher, s’octroie un tracé logique en allumant une grosse flambée onirique, en parcourant ses veines violettes. Des balles de golf striées de veines rouges roulent au fond de ce gouffre abyssal et noir comme du charbon !

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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