Le Nord d’Harlem

Tout d’abord, en bois d’ébène, des yeux clos et amovibles qui paraissent chuinter au fond de mes tempes creuses l’inextensible clair-obscur.

Et chaque jour, oublié selon l’usage traditionnel, les lambeaux de leur temporalité augmentent la dose faiblement médiane jusqu’à une cuillérée à soupe. Et chaque jour, lapé par un reptile en provoquant une accoutumance de nouvelles couleurs, la gaine-culotte de son Honneur tendues entre ses cuisses et les revers de mon pantalon mordillés par les rats, apparaissent des extraits olfactifs d’ecchymose et de perspicacité instantanée : une préparation d’horizons amalgamés, unique en son genre, irriguant le velours des rideaux qui se referment.

Cependant pour la première fois, j’ai connu un repos total et un sommeil paisible en inhalant instantanément ses hélices délimitées par la pluie alors mêlées de strates simultanées, en péchant aussi les morceaux de gomme de la célèbre barre de recherche. Là, j’ai lancé la restauration des huit pistes de Bleach en poursuivant inexorablement mon avance, comme pour réorienter la respiration languide du cyborg, des steppes d’immobilité pré-emballée me pilotant machinalement comme une transmission éclair.

Au vingt-neuvième sous-sol, entre mes tempes sciées par le rythme visuel d’un film, en revenant de loin, s’étend comme l’huile violâtre et silencieuse des banquises, une croix sans lumière qui ajoute de nouveaux vaisseaux sanguins et électroniques au cyborg brûlant son charbon cérébral, excessif.

La plateforme fantasmagorique d’Oji Kick évide tous les sarcasmes du Nord d’Harlem et toute la mélancolie que la drogue peut provoquer au fin fond de sa cervelle qui s’épaissit : l’électrisante spécialité gagne le dernier sous-sol de la station ; pour incarner l’esprit des cathédrales ossifiées et le paradoxe du bocal de verre bleu où elle se réfugie, en définissant comme lieu précis un souterrain, elle se doit de chercher ailleurs. Après l’installation, quittant les quais du métro, les larmes aux yeux et en s’autoadministrant nerveusement le soliloque du clown sur un banc à la surface, elle peut survivre et donner naissance à ce soleil vert combinant monarchiquement des cauchemars matriciels.

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste A écrit Munchkin Maldonne. L’Acropole du djihadiste : Premier et deuxième Chapitre ! Ainsi que Glapissements dans les Sapins Verts, les trois premiers chapitres. A lire et à suivre Sur https://notesmat15.com/ L’Acropole du djihadiste : Troisième Chapitre à venir prochainement !

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