Descendant à travers bois, au milieu d’un nuage de neige, j’imaginais le bruit du train passé, les Esquimaux à l’intérieur de ses wagons et leurs faces de pleines lunes envenimées de leur hectowatt lubrique !

En fermentant, leur hectowatt évaporait les seins de leurs femmes à travers les traînes orageuses, hélicoïdales du système ferroviaire. L’une d’elles avait même trouvé le contenu phénoménal d’une invocation ; et le train comme désorienté par cette découverte avait alors été câblé selon les battements de cœur de cette femme. Et la neige en longeant la route ressemblait à sa fourrure d’hermine négligée ou à son visage sillonné de fines rides grimaçantes.

Comme elle, en partant de notre havre pour échapper aux enfants pâles, maigres, vêtus de loques, qui chantaient à tue-tête, on allait se saouler chez des amis au cognac ou au mazout ; ce mazout qui avait fait tourner les hélices de nos étranges machines de jadis. Machines dont l’engrenage s’allégeait au fur et à mesure de notre progression, sous le halo des lampes incohérentes.

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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