Pour désamorcer la situation et en se rafraîchissant cent fois d’une obscurité sidérée aux entrailles épiphaniques, nous dépassions les armées napoléoniennes qui avaient battu en retraite et qui commençaient à se poser des questions existentielles de plus en plus douloureuses. Nous collectionnions les interfaces permettant d’intercepter tous les morts du champ de bataille induite par prémonition, en dérobant leur irréphénsible et ravagée semence d’escargots tapissiers, leur lumière crépusculaire aussi.

Avait jaillis d’un appel téléphonique débridé claquant au fond d’un terrier à cent pieds de profondeur sous la terre noire, la cruelle reine des Amazones, qui avait fait perdre la vie d’une kyrielle de soldats, qui n’acceptait pas leurs turbulences.

La Reine des Amazones, en rétablissant ensuite la lamentation mélancolique d’un train qui approchait, mêlait dans leurs vaisseaux sanguins des résines grises de panorama post-apocalyptique à sa conscience sismique pour nous emmener hors d’ici. Nous avions préparé son grand retour en perçant les oreilles de ces morts jusqu’à faire saigner la dernière passe d’une putain encore inégalée.

Les reliefs du paysage au-dessus de nous s’effondrèrent par la suite en les ligotant à la voie de chemin de fer : c’était une nouvelle parodie implacable de ses propres mélos sexy que les reliefs du paysage enjambèrent à chaque projet décalé de nos machines mercenaires…

Nos machines mercenaires de jeunes filles en détresse, qui avaient fait disparaître les principales images de cette destruction et de ce carnage récent, bercées par une chaleur humide, se tordaient et sinuaient de la même manière que ces reliefs haletants, hackés et alignés sur les bords de leur lignes de code consensuelles.

En représentant l’intérieur d’un Soap Opera dans le souterrain de la reine des Amazones, il y avait aussi, sur la tapisserie couverte de Pat Benatar et de Kurt Cobain, cette représentation des sommets ensanglantés de nos montagnes qui avaient poussé les poutres et les bûches de Noël dehors ; leurs larmes de plancton grelottant dans le vent silencieux, émettant des pensées mystiques assez pernicieuses, ce qui déterminait la direction fiévreuse à suivre : son domicile céleste, à savoir en haut de la branche d’un saule pleureur qui piaillait sans limite.

Cette nidification aux origines hérissées d’épines, harnachées à notre punch du matin et aux tremblements de terre qui avaient projeté nos animaux domestiques dans les flammes, tourbillonnait parmi ces fléaux noirs laissés à la postérité.

Postérité qui allait rejeter de l’urine, du sang menstruel et sa matière fécale dans le vacarme d’un authentique combat quand nos étranges machines, en commerçant les incalculables équinoxes volés aux défunts de la dernière guerre, se lancerait dans la pente d’un sombre tunnel gluant pour ranimer leurs fossiles matriciels de météores volcaniques !

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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