Les hommes-scarabées étaient parvenus à attacher leurs six câbles à mes menottes moyenâgeuses, en me balançant dans leurs gazons verdoyants : un panorama cahotant avec caméra à l’épaule. Comme décor : des taillis boisés exultant des insecticides sibériens, des fleurs sauvages falsifiant les câbles suspendus à quelques pieds du sol, et le ciel d’un bleu spectaculaire qui se battait avec les hommes-scarabées en se laissant aussi fouetter comme moi.

En effet, à portée de fouet qui claquait dans mon dos, un monde en silicone noire, aux naïades fantasmagoriques utilisées comme carburants, délivrait des brins trop affectifs de sarcasmes, de défis sous sa lumière tamisée.

Apparaissant aussi du côté de son cadre vacillant, disparaissant de l’autre, une menace d’extinction pour les hommes-scarabées qui barbotaient dans le flou d’un système de fils électriques et organiques.

Pissant jaune et blanc, les hommes-scarabées se démenaient pour inonder les immensités galactiques de ce système. Peine perdue ! Leurs ombres déjà prostrées, presque ossifiées par ce spectacle de diable lampiste, retournaient sous le sol en offrant leur tâche : une force occulte qui, en emportant la seule clé de ce poème si énigmatique, noircissait les points les plus sensibles de mon anatomie en tirant sur les cordes d’un quart de tour automobile !

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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