Les rouleaux des vagues d’une étrange station de métro

En s’efforçant de glouglouter ces emblèmes de l’âme calculatrice, découpée dans les vitraux de l’église, j’écoutais la nouvelle éthique de ses vers de mirliton s’embourbant pendant un instant dans leurs quartiers de lumière soyeuse, incapable de respirer.

Face à elle et dès son signal, je dessinais à la hâte les nerfs de sa théologie du feu s’élançant depuis la plate-forme de la station d’Oji Kick comme pétrifié à l’idée de connaître sa réputation malfamée.

Plus loin, en quittant les quais de cette station de métro pour remonter à la surface, on voyait les rouleaux des vagues qui devenaient des impérialistes raccommodant le vide envahissant des cendars et le positivisme des bières entre amis !

Des larves jaunâtres d’orang-outan sur notre comptoir en ivoire !

En se risquant du côté des montages en boucle superposés pour imiter le vacarme du cosmos, en traînant aussi sur le comptoir en ivoire comme la photosynthèse d’un jaune d’or très pâli fouillant une anémone de mer, je sirotais mon thé au jasmin qui s’infusait, qui pénétrait les narines, qui ressemblait à la peine ou à une phobie quelconque.

Je sirotais aussi mon café du Kenya qui me laissait perplexe, qui débordait, ou qui engageait une conversation avec Dieu.

La caméra continuait à filmer sauvegardant les oracles de Béryl, balayée par la pluie pour rôtir l’herbe jaune des nazis ; et toujours cette anémone de mer qui, à la manière d’une araignée, sacrifiait sa toile au plafond en ajustant ses bijoux en or avec nos pâtisseries lactées !

Pour vieillir pessimiste, pour faire monter l’arôme de ces gouttes de pluie sans tain, Béryl se frayait un chemin parmi les vieilles lanternes au rythme syncopé qui rougissaient comme elle, réchauffant le soir nos larves jaunâtres d’orang-outan !

Le petit déjeuner de Maître Yoda

Sous les couvertures de notre lit, deux enfants remplaçaient les abats-jours des sentinelles informatiques par des tartines beurrées revigorant leurs meurtrières palpitantes et frissonantes comme de la semence de tapissier, comme ce tapis de géraniums cendreux, à nos fenêtres, qui sabordait nos contemporains comme sanctifiés par ce petit déjeuner tout à fait solennelle.

Chaque jour, dans leur grand cahier, ruminant le sac des narcotiques sanguins, espacés et surchauffés d’excitation, de ferveur sanglante comme des îles silencieuses, les deux enfants interrogeaient les auspices : le sac des parodies implacables en hickory tombant encore davantage au fond de nos tasses de thé aromatisé au carbone.

Comme ridiculisés par les étranglements de craie et de fusain des roues d’acier de leurs paons séchant au soleil, nous demeurions main dans la main dans la chambre, dans cette ville aux kilomètres défoncés à la colle qui ruisselaient jusqu’à nous afin de faire verdir leur Maître Yoda et sa clique de baba cool herculéen !

Nous deux dans les vagues mellow-sublimes décrivant l’enfièvrement des plages Coco Câline

Décrivant l’enfièvrement des plages Coco Câline, d’abdominaux tropico-spleen qui délivrent la vieille alchimie de nos deux corps sciés par les vagues des lagons bleus à l’eau saline !

Décrivant l’enfièvrement du feu à l’origine sur la plage Coco, ma bien-aimée Béryl qui rassemble ses robes en coton aux couleurs gaies sous ce cœur de panda ascensionnel que j’imagine. Pour ravitailler en applaudissements aborigènes et raviver quelque part au loin, un seul cygne qui nage avec nous deux dans les vagues aux rythmes arithmétiques ; et sur tes lèvres parme se rassemblent délicieusement les départs solaires de ta bouche Coco Naïve.

Un baiser nuit noire qui embarque les désirs des algues ; et en s’égarant tous les deux sous l’eau marine : l’indicible plage. Des pieds à la tête, quand vient la pluie hélas, nous colmatons les champs ensommeillés des dauphins du large !

Les nerfs optiques des rêves de très haut voltage !

A une époque, troublée donc favorable, pour mettre à vif les constellations des machines hertziennes et pour instrumentaliser par les cordes le caillouteux gribouillage sournois de leurs nerfs optiques référentiels ; ils me mordaient ces rêves de très haut voltage en déséquilibrant l’arborescence de leurs fermentations et les limbes de leurs capharnaüms corrompus et sans queue ni tête.

Ils égrénaient aussi les signes moribonds des lames de tarot, leurs mots de passe pour vivoter dans ces machines incontrôlables, ingérables, et pour tout dire saturés de motricité fantomatique.
En attendant leur venue et afin de nous transmettre à la prochaine détonation, mutilée et ligotée au prochain crack, leurs consignes étaient à respecter à la lettre.

Sous les couvertures de notre lit, leurs veines et leurs domiciles célestes : les verges et l’horreur d’une sentinelle informatique composée d’interstices goudronneux ou de meurtrières palpitantes et frissonantes comme de la semence de tapissier, comme ce tapis de géraniums cendreux, à nos fenêtres, qui sabordait les contemporains

La Mort de l’Empereur

Tout d’abord une faille courant jusqu’à son radical : la mort de l’empereur grinçant et couinant contre l’arbre cure-dent, programmée pour sécher un tirage de photos floues en noir et blanc où l’on devine vaguement une scène classée X ; ainsi, les carnets de Kaphrium, en exploitant la faille, racontent que le monde du dessus est bientôt prêt à nous appartenir, tant il sent la désolation et la mort.

Pour cette scène possédant une timeline peinte en aplats de couleurs et décorée d’obscénités taguées, une timeline cachée parmi les fêlures du béton, s’ajoute à l’éprouvante faille le contrôle autoritaire de toutes ses pensées garrotées par l’historique du navigateur, précédant l’animatrice borgne qui annonce la mort de l’empereur.

Le navigateur ? Dans la poussière d’un grenier, un bruit crissant de déchirure abandonnant le pilotage des serveurs locaux qui débranchent automatiquement le joint de glace de l’empereur ; la faille profanant toujours leurs disques durs, quand le navigateur niché à la place de son cerveau décolle et vient enrichir la substance d’un autre composant dissocié, jaune et mécanique : la clé USB de Kubrick qui référence et subtilise son suave, familier et presque gênant harmonium.

Cependant, relié à la clé USB, la progression de ses changements automatiques d’accords, s’ouvrent des abîmes communautaires qui renaîssent chaque année et qui voyagent sur un enregistreur audio-digital.

Pour brouiller aussi l’espace mental de son synthétiseur de sons déployant les mondes celtes tire-bouchonnés conquis par l’empereur, des scénarios pas très folichons qui vont à la corbeille, relâchent dans la nature un fugitif sorcier africain.

En suivant ses pensées mélancoliques, le magnétophone à relais différé du sorcier africain, en mal d’horizon, massacre sciemment la libido de l’empereur fixé à l’extrémité la plus éloignée d’une branche de saule pleureur comme si la corde du pendu envoie par télépathie les ondes hertziennes d’un téléviseur portatif !