Africanisme !

Au quart de tour se fermant à contre-courant et issu d’une équation à peine résolue, le sang des jacinthes kafkaïennes se déplaçait d’une valve à une autre. Elle nous avait bien requinqué cette timeline de corps nues et leur butin imaginé pour nous comme une silhouette d’origine africaine représentait jusqu’à la déraison d’autres existences !

 Ces jeunes filles collectaient des œufs de Pâques et je m’arrangeais pour offrir à l’une d’elles une filmographie d’antan. Celle-ci ne tolérait pas les clés USB 3.0, les disques durs forcés d’obtempérer, les machines expropriées et tout autre appareil.

Sa silhouette bleue passait en cirant l’éclairage crémeux du laboratoire. Je débranchais les organes venant d’une transplantation d’un autre cobaye ! De magnifiques champignons mortels poussaient gentiment dans le laboratoire tandis que la diablesse s’amusait à poursuivre dans le jardin le pousse-pousse impérial et ses ombres noires. Des ombres noires qui mélangeaient, pour coudre nos paupières, une centaine de friandises polaires avec des brins d’orties, avec un monde de crocodile et nous tous dedans !

Nous tous dedans comme coincés entre les gencives altérées de ce crocodile calcifié ; un crocodile des tropiques qui embrasait notre perspicacité soucieuse comme si il se recueillait après le départ de notre fusée ! L’un de nous, ce troll de Scentless, sous l’éclairage crémeux du schiste argileux de son dentifrice, décodait pour nous les vagues matricielles provenant et s’échappant hors de notre mental. Mais quelque chose clochait dans notre fusée : une nouvelle divinité qui exploitait diverses  techniques africanistes vandalisait les plateformes de notre domicile céleste ; une lueur sacrée entourant ses hélices sur son crâne en manque d’outils étymologiques ! Et de surcroît cette divinité de la nuit nous avait transféré par un branchement électrique, grégorien, aussi obsédant que sobre, dans la gueule du crocodile !

La nuit de l’orient

Pour faire trempette dans l’appareil digestif, l’impact des gouttes de pluie déstructurées qui courent sur le comptoir en ivoire jusqu’à l’exténuation. Pour crapahuter dans la montagne, entourée de caméras, de perches, de projecteurs et d’ombres chinoises, une triplette de rois qui escalade les falaises à mains nues. Pour prendre la poudre d’escampette, de tumultueuses forces obscures, enveloppées par la lumière qui se reflète sur son écran et qui chasse les rois de la grande famille et qui turlupine les feuillaisons d’automne.

Des duels à l’épée et tutti quanti dans ce pays où seul le Bouddha a échoué avant d’étendre l’épidémie et déloger les vandales là où il n’y a plus d’herbe : c’est pourtant le même monde, ce monde qui se concentre uniquement sur l’arôme déplaisant, épicé de son chewing-gum surprenant… Un hommage aux sacs à dos pour les novices de la route qui ressemblent aux bruissements des étoiles et qui traversent les égouts avant de déambuler ou de vadrouiller dans les rues de la ville.

Des chemins de fer qui suspendent les vallonnements du paysage dans le vide en suivant les buttes à l’extérieur de la citée. Des macchabées qui mangent des cookies au gingembre et qui innovent en écrivant de la fiction ; de magnifiques poésies comme une haleine fétide, comme les sonates de Beethoven ou comme le typhus qui contamine le mental flou et leur destinataire !

Franchissant à cette heure un terrain vague désolé pour parler le mandarin, Beethoven, en tâtonnant dans le noir, qui décompose l’univers et qui meurt avec de poussives étoiles crémeuses comme les rouages d’une machine cassée.

Tout ça afin de lancer un nouveau djihad de l’autre côté des portes des hôpitaux psychiatriques référencés et former des amas de galaxies. Enfin il y a un cobra qui serpente entre les blessures et des échappées belles parmi les voix lactées : une saisissante supernova qui récidive en envoyant en morse les données de l’ordinateur ; pourquoi dans cette machine démesurée la nuit de l’orient est-elle alimentée à la morphine et à l’urine alors qu’il n’y a que des étendues d’articles synthétisés et pas le moindre sens mnémotechnique ?

Le pousse-pousse impérial !

Au quart de tour, son sang se déplaçait d’une valve à une autre. Sa timeline et son butin représentaient jusqu’à la déraison une équation à double inconnue.

Je collectais à l’aide d’une fourchette, d’une cuillère et d’un trident les œufs de Pâques !
Je m’arrangeais aussi pour offrir à ma fiancée la fin d’une filmographie d’antan. Celle-ci ne tolérait pas les clés USB 3.0, les disques durs forcés d’obtempérer, et toutes les machines expropriées comme tout autre appareil !

Sa silhouette bleue passait en cirant l’éclairage crémeux du laboratoire. Je débranchais les organes venant d’une transplantation d’un autre corps !
En insérant un déclic dans mon oreille droite, ma fiancée pourrissait dans la cave en énonçant ses erreurs de jeunesse ! C’était pourtant le même monde, ce monde où l’or, l’argent, l’aluminium et le fer abondaient.

De magnifiques champignons mortels poussaient gentiment dans notre laboratoire tandis que la diablesse s’amusait à poursuivre dans le jardin le pousse-pousse impérial en fuite !
Synthétisé, le pousse-pousse impérial emportait l’empereur et l’impératrice hors de France. Les heureux vainqueurs de la dernière bataille avaient fait fuir les monarques et s’appelaient entre eux camarades : le buste de l’empereur était tombé en se cassant en deux par terre et même son appareil génital avait glissé au fond de ses chaussettes avec un vague désir morbide !

Des fleurs poussaient dans le pousse-pousse impérial à présent endommageant le moteur d’origine inconnu !
Une danse endiablée plongeait son bec dans un tube de dentifrice vide alors que, sur l’omoplate de l’empereur, se dessinaient des plaies extrêmement périlleuses. L’hémorragie étant stoppée, on décida de s’arrêter pour la nuit dans une ferme. Au quart de tour, on s’endormit et on fit de beaux rêves ; des rêves de joailliers fous, des rêves de distilleries dingues qui avaient pour seul objectif de finir cette tournée au pays des nuages !

Debout à une heure matinale, ma fiancée créole réceptionnait les invités classés par ordre d’idées ! L’un d’eux, un macaque venu d’Asie, s’était fixé sur la plus haute branche d’un arbre cure-dents et fit tomber de la poussière divine sur les autres invités.

À l’extérieur du cercle des invités, des régions conquises baptisaient des reines et des princesses sans diadème !
Avec l’aide d’un typhon, le moteur du pousse-pousse aspirait maintenant les flammes des chandelles des maisons d’à côté en les transformant en carburant ! Les chandelles donnaient jadis un air funèbre, un air de crématorium au monde environnant.

Il saisissait alors l’une des chandelles cet hémisphère qui s’était caché dans les foins et qui prélevait un impôt sur tous les organes transplantés !

D’une voix monocorde, le macaque, qui parlait notre langue, attribuait des points aux fonctions cachées des organes et cédait peu à peu à la panique : il y avait tellement à faire !
Même les fonctions secrètes, sous IOS ou sous les ongles, réapparaissaient et entraînaient un déséquilibre jusqu’à rompre tous les barrages d’eau douce !