Des colonies d’insectes et d’hommes-scarabées comme trafic autoroutier et des communautés juives qui touillent les cartes du monde. Envers et contre tous, attachés aux six câbles par des menottes moyenâgeuses, des totems comme une vacherie de plus !

En me balançant dans leurs gazons verdoyants : un panorama cahotant avec caméra à l’épaule, avec de tortueux sentiers et des naufrageurs qui oublient leur tirade.

Comme décor : des taillis boisés exultant des insecticides sibériens, des fleurs sauvages falsifiant les câbles suspendus à quelques pieds du sol, et le ciel d’un bleu spectaculaire ; des ours qui se battent avec les hommes-scarabées et tout le tintouin pour se référer à l’urbanisme de la ville.

Des refuges bouddhistes, à portée de fouet, qui se tuent dans un travail de sape à effondrer les valeurs occidentales ; un monde en silicone noire, aux naïades fantasmagoriques utilisées comme carburants, des traumatismes que l’on sécrète sur un tronçon d’autoroute délivrant des brins trop affectifs de sarcasmes, de défis sous la lumière tamisée.

Apparaissant aussi du côté de son cadre vacillant, disparaissant de l’autre, une menace d’extinction pour les hommes-scarabées qui barbotent dans le flou d’un système de fils électriques et organiques. La visibilité tranchante des tiroirs ouverts de mon bureau ; des voiles de haute compétition qui échouent dans la vallée des rois !

Pissant jaune et blanc, les hommes-scarabées comme de vastes ellipses, comme des tueries ou comme des succions avec le vide, se démènent pour inonder les immensités galactiques de ce système. Peine perdue ! Leurs ombres déjà prostrées, presque ossifiées par ce spectacle de diable lampiste, retournent sous le sol en offrant leur tâche : une force occulte qui, en emportant la seule clé de ce poème si énigmatique, noircit les points les plus sensibles de mon anatomie en tirant sur les cordes d’un quart de tour automobile !

Des tubas et des successions de notes qui se basent sur un référent du dix-neuvième. À la truelle, des maisons déprimantes et un trivial ascenseur pour hélicoptère !

De tristes hérésies opiniâtrement théosophiques ; dans les tréfonds des encyclopédies, d’ondoyantes trames romanesques et de succulentes truites, la peau tannée par le soleil comme un trait qu’on tire sur sa vie.

Des traîneaux de chiens en Alaska comme tautologie avant l’heure ; des tourments qui se tordent de douleur dans leur peignoir et des valeurs au prétérit qui honorent les turbines.

Un turban et un interrupteur pour éteindre les feux rouges ; de la polygamie qui trône et qu’on vénère et des touffes organiques et des noces d’orfèvres avant le tournoi organisé dans le pays au mille transactions !

Enfin un ornithorynque comme emblème !

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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