Ils étaient sous la terre, un défi à réaliser chaque jour, avec Belgébeuse, une étoile en virée pour du tapage nocturne et bien urbain. Razko Kaphrium était à l’origine de l’opération. Ils étaient bien au chaud, un peu comme dans un œuf, comme émerveillés par les chutes et fracas métalliques qu’ils entendaient depuis les profondeurs. Au-dessus, les immeubles en béton qui avaient abrité le Projet Kaphrium, menaçaient de s’effondrer ; au-dessus aussi il y avait comme cette rêverie qu’il rêvait secrètement de rosser à mort pour penser aux si belles, si moches choses… mais l’œuf enflait, les deux frères avaient trouvé enfin ce qu’ils cherchaient.

Ce jour là, le défi avait été particulièrement difficile à élaborer. Maubeuge, le grand frère, avait jeté sur le papier les premières conditions : d’abord, il fallait retrouver cette étrange famille qui vivait En Haut ou En Dessous, on ne savait pas trop, ça paraissait déjà compliqué…

Ils ne sortaient jamais très souvent de leur terrier. D’autant plus qu’ils étaient myopes. Pourtant le Projet Kaphrium allait visuellement progresser en intensité, frapper aux endroits stratégiques quand la ville serait endormie.

D’abord, tôt devant son café, comme en goguette, disait-il le grand frère, des abominations métaphoriques ou réelles puisées d’un halo de mystères, d’un rond stylisé de sorcières alchimiques qui priaient, envoûaient les petites gamines en planche à pain, sous nos fenêtres, à l’angle de la rue Caspienne et du boulevard Borges.

Elles donnaient, leurs fenêtres, sur une place, ou sur le toit du monde, ou bien encore sur une nouvelle ville sainte à l’altitude rouge et fumeuse dans les yeux de la Geisha : ils entendaient s’éteindre à petits feux le célèbre carburateur Zénith à qui ils vouaient tant de chevauchées, entrainé à la dérive, avec un langage du dehors, un désir d’erreur et de dérision filmée par la caméra tandis que Kaphrium dérivait sur des histoires qu’il laissait traîner comme seules fricatives avant l’aurore. Tant de chevauchées fantastiques à travers une progression à la Vilnius Poker qui, à la lumière des rides, automatisait les pages du livre. endroits stratégiques quand la ville serait endormie.

D’abord, tôt devant son café, comme en goguette, disait-il le grand frère, des abominations métaphoriques ou réelles puisées d’un halo de mystères, d’un rond stylisé de sorcières alchimiques qui priaient, envoûaient les petites gamines en planche à pain, sous nos fenêtres, à l’angle de la rue Caspienne et du boulevard Borges.

Elles donnaient, leurs fenêtres, sur une place, ou sur le toit du monde, ou bien encore sur une nouvelle ville sainte à l’altitude rouge et fumeuse dans les yeux de la Geisha : ils entendaient s’éteindre à petits feux le célèbre carburateur Zénith à qui ils vouaient tant de chevauchées, entrainé à la dérive, un désir d’erreur et de dérision filmée par la caméra tandis que Kaphrium dérivait sur des histoires qu’il laissait traîner comme seules fricatives avant l’aurore.

Tant de chevauchées fantastiques à travers une progression à la Vilnius Poker qui automatisait les pages d’un livre.

En bésicles de peste sur la voie publique tandis que le néant, comme sidéré par leur souffre, courait, semblant échappé de Vilnius, jusqu’à son radical, montait toujours vers le saint des saints zonard, leurs cendres de jadis, leurs nombreuses fêlures, et toutes leurs incisions au verre tranchant. De géométriques rivières de sang ralentissant l’orée et l’irascible déréliction aimaient bien foutre la merde avant de partir pour de bon : tant d’éclats de voix pour rien ! Et tant de bastons entre chiens bâtards et consanguins pour des enfantillages d’enfants qu’on devrait pendre aux embranchements capillaires !

Après de rudes épreuves en silence, il avair renoncé à son antique sagesse, à l’austère maîtrise de soi-même. Comme Kaphrium, comme le morpion de notre Munchkin, il avait attrapé le virus qui se trouvait à l’emplacement même de ses tresses imaginaires : une cascade où il s’écrasait alors sans pistes de fortune… Et pour la fortune : des clous !

Sur le chevalet féerique, cette Fortune qui nous résistait, avait le goût spirituel, mais simple et funeste de sa veine tailladée ce matin, cette matinée en bleu de travail nauséeux !

En s’approchant d’un peu plus près, on pouvait voir qu’elle peignait ses pieds, ces racines alchimiques et il baignait alors dans les labours montagneux de ses couches de peintures flamandes et de leurs trous béants : des éclats de vie comme ses univers qui ruissellaient le long de ses dessins bientôt effacés.

Il écrasait leur piste de fortune de ses galoches encore boueuses ; ensuite comme un appel vers l’au-delà ce fut le tour des cartes du Munchkin de nous frapper de bannissement : une malédiction et des chaînes de givre, des tableaux de famille que la foule refusait de regarder, des questionnements édulcorés à l’arithmétique qui embaumaient les lèvres de la Déesse de Cythère.

Alors pour dissoudre leur lueur expérimentale au fond de la caverne, au fond de la bobine 4 toujours inachevée, étaient présentes les forces occultes qui tempêtaient dans leurs crânes !

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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