En bésicles de peste sur la voie publique !

D’abord, sur le chevalet féerique, il y a cette Belgébeuse, cette étoile en virée pour du tapage nocturne et bien urbain, cette rêverie que je rêve secrètement de rosser à mort pour penser aux si belles, si moches choses ; tôt devant mon café, comme en goguette, il y a des idées méditatives, quoique cyniques, qui coagulent et des carnavals immenses de guerriers ondoyants qui projettent leur ombre de chape en listant les avantages et les inconvénients pour fatiguer le côté catastrophique de l’existence, pour puiser toutes les abominations métaphoriques ou réelles des jours fériés !

Il y a aussi la reine noire qui retrouve les longs jours d’hivers blêmes parmi un rond stylisé de sorcières alchimiques et il y a des glaciers esthétisants qui prient, qui envoûtent les petites gamines en planche à pain, sous nos fenêtres, à l’angle de la rue Caspienne et du boulevard Borges et qui suspendent les corvées du printemps.

Il y a encore, sur une place, ou sur le toit du monde, les mâchoires des arbres qui s’habituent à gaspiller leur soif d’apprendre et il y a un voyage au bout de la nuit qui rejoint la même thématique que la ville sainte ; il y a aussi des usines et les méandres du Sahara occidental qui recueillent, histoire de se faire la malle, la glaise et le sable du célèbre carburateur Zénith et la nuit qui avance, qui se bat avec les ténèbres et à qui nous devons tant de chevauchées.

Tant de chevauchées fantastiques à travers l’agitation débile des foules occultes, en bésicles de peste sur la voie publique tandis que le néant, comme sidéré par leur souffre, court, semblant échappé de Vilnius, jusqu’à leur radical…

Il y a encore un happening dans les arbres qui, en montant toujours vers le saint des saints zonard, fait tomber des cendres et du maïs sur la tête des rois. Des rois comme des manchots empereurs qui se détachent du groupe et des journées mystiques qui s’épanouissent au contact de leurs nombreuses fêlures et de toutes leurs incisions au verre tranchant, qui aiment bien foutre la merde avant de partir pour de bon : à l’ouest comme à l’est, au nord comme au sud !

Au sud aussi, il y a des bastons entre chiens bâtards et consanguins, des bastons entre rois francs qui montent aux faîtes des arbres en expirant comme des dieux fermement contemplatifs ; il y a au nord des enfantillages d’enfants et des baptêmes et des sondes spatiales qui se perdent au pays des rhinocéros et qui pendent aux embranchements capillaires !

Comme toi dévêtue, comme le morpion de notre Munchkin, j’ai attrapé le virus qui se trouve à l’emplacement même de tes tresses imaginaires ; pour en faire des algorithmes, il y a des patrouilles de retardataires veinards qui se permettent de hausser les épaules.

Il y a une cascade et d’hypnotiques retours en arrière qui rattrapent le temps perdu et il y a une piste où je m’écrase alors en poursuivant sur des kilomètres leurs fastidieux jours de solitude… Et pour cette piste de fortune : des clous ! Il faudra attendre et repasser.

Ses jours de solitude, sublimés de génération en génération, qui résistent à toute interprétation, qui ont le goût spirituel, mais simple et funeste, de ma veine tailladée ce matin.

En s’approchant d’un peu plus près, on peut voir qu’elle peignent des pieds ces racines alchimiques et je baigne alors dans les labours montagneux de ses couches de peintures flamandes et de leurs trous béants : des éclats de vie comme son corps volcanique et tandis que ses univers ruissellent le long de ses dessins bientôt effacés comme les ellipses de glaises barbotant à la place des deuils, j’écrase leur piste de fortune de mes galoches encore boueuses ; ensuite comme un appel vers l’au-delà c’est le tour des cartes du Munchkin de nous frapper de bannissement : malédiction au fond de la caverne, et à l’écran il y a la bobine quatre toujours inachevée.

Et inachevées aussi sont leurs forces qui tempêtent dans nos crânes !

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste A écrit Munchkin Maldonne. L’Acropole du djihadiste : Premier et deuxième Chapitre ! Ainsi que Glapissements dans les Sapins Verts, les trois premiers chapitres. A lire et à suivre Sur https://notesmat15.com/ L’Acropole du djihadiste : Troisième Chapitre à venir prochainement !

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