L’ampoule était morte en laissant l’obscurité s’installer et les idées méditatives, quoique cyniques, invoquer l’hypothèse d’une guerre sainte et les poubelles se décomposer toutes seules ; ta tête avait la migraine en regardant ces carnavals de guerriers ondoyants affligés d’un nouveau mal !

En sursaut, je me réveillais après bien des loopings oniriques, ligoté avec les autres parasites sur une scène burlesque, avec une ombre de chape qui listait les inconvénients et les avantages et qui frémissait au contact de la reine noire.

En passant par un éparpillement d’idée qui était suspendu aux lustres napoléoniens, la guerre arrivait, c’était certain, même les rails de coke à snifer nous donnait le bâton pour se faire battre et les longs jours d’hiver blêmes se sacrifiaient pour nous, assassinés dans la lumière esthétisante des glaciers !

Dans le jardin où les corvées du printemps assoyaient leur dynastie, la tête légèrement penchée, je respectais une minute de silence en observant la figure de l’homme, malmené par des idées confuses qui bouillonnaient dans son crâne. Et la mâchoire des arbres cure-dents, qui bougeaient en broyant la nuit, était allé chercher une brouette traînant sur la pelouse ! Ce fut comme un voyage au bout de la nuit qui cédait à la panique : l’homme mort changeait les couleurs des méandres du Sahara occidental, tandis que la roue crissait d’un air funèbre.

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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