Au quart de tour, son sang se déplaçait d’une valve à une autre, irriguant les couveuses, élaborant dans un tourbillon la bière que je ne manquais pas de refuser. Par la trappe du grenier, j’apercevais sa timeline, son seul butin, défiler jusqu’à la déraison. Je collectais pendant ce moment d’incubation les œufs de Pâques prêts à éclore, prêts à ébranler ce monde aux tympans percés !

Je m’arrangeais aussi pour offrir à ma fiancée qui crânait dans le Tyrol la fin d’une filmographie d’antan, en noir et blanc. Celle-ci ne tolérait pas les clés USB 3.0, les disques durs aux vaisseaux sanguins périnataux forcés d’obtempérer et toutes les machines expropriées comme tout autre appareil qui trimballait des informations contradictoires.

Sa silhouette bleue passait en cirant l’éclairage crémeux du laboratoire où les nombreux ordinateurs rejetaient de l’urine sur les murs. Dans une usine oubliée, je débranchais les organes de mon corps venant d’une autre transplantation avec un cobaye !

En morse, ils me répondaient d’aller me faire foutre tandis que j’insérais un déclic dans son oreille droite.

C’était pourtant la seule chose valable, irréprochable que je pouvais enlever tel un furoncle à la place des tiques habituelles !

Une fusion mortelle s’ensuivit en me tirant de ma léthargie ; de l’encens se répandait dans l’air et dans les tonneaux de la cave où le sang mûrissait patiemment.

Tourmenté, ce sang d’une opacité dense, contaminait les autres univers : des amas de galaxies tombaient avec son appareil génital au fond de mes chaussettes ! De l’uranium disparaissait dans le grand tourbillon en jouant son dernier big-bang ! Il endommageait les toits de la ville et il répartissait aux enfants turbulents la structure du soleil dans un brouillard à couper aux couteaux.

La Voie lactée brûlait en valsant du côté des raisonnements binaires ! Elle se vantait de faire partie à présent de la classe des amphibiens cette ampoule de salon qui avait éteint la Voie lactée. En envoyant de la vapeur d’eau, toutes les théories quant à son extinction finissaient sur la toile virtuelle ; le réalisme dans l’art tourmentait alors les goules et leurs tympans : un type d’exténuation programmée !

Timeline toujours défilante, étendue au sol, baba nu et en l’air, sans jamais imaginer les ténèbres et le mystère, l’éventualité de notre rencontre dans l’éternité… ce fut d’abord, le tissu plaqué sur mon visage, qu’une équation à double inconnue, en allumant le ventilateur dans la chambre torride et en descendant et en remontant tel un yo-yo tibétain, dénuda dans les yeux de Cassandre un impact émotionnel radical.

Un impact émotionnel radical qui correspondait chronologiquement aux liasses de billets froissés, ou à la double bague en or blanc que je venais de lui offrir !

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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