Pour faire trempette dans l’appareil digestif, l’impact des gouttes de pluie qui courent sur le comptoir en ivoire jusqu’à l’exténuation. Pour crapahuter dans la montagne, entourée de caméras, de perches, de projecteurs et d’ombres chinoises, une triplette de rois qui escalade les falaises à mains nues. Pour prendre la poudre d’escampette, de tumultueuses forces obscures, enveloppées par la lumière qui se reflète sur son écran et qui chasse les rois de la grande famille et qui turlupine les feuillaisons d’automne.

Des duels à l’épée et tutti quanti dans ce pays où seul le Bouddha a échoué avant d’étendre l’épidémie et déloger les vandales là où il n’y a plus d’herbe : c’est pourtant le même monde, ce monde qui se concentre uniquement sur l’arôme déplaisant, épicé de son chewing-gum surprenant… Un hommage aux sacs à dos pour les novices de la route qui ressemblent aux bruissements des étoiles et qui traversent les égouts avant de déambuler ou de vadrouiller dans les rues de la ville.

Des chemins de fer qui suspendent les vallonnements du paysage dans le vide en suivant les buttes à l’extérieur de la citée. Des macchabées qui mangent des cookies au gingembre et qui innovent en écrivant de la fiction ; de magnifiques poésies comme une haleine fétide, comme les sonates de Beethoven ou comme le typhus qui contamine le mental flou et leur destinataire !

Franchissant à cette heure un terrain vague désolé pour parler le mandarin, Beethoven, en tâtonnant dans le noir, qui décompose l’univers et qui meurt avec de poussives étoiles crémeuses comme les rouages d’une machine cassée.

Tout ça afin de lancer un nouveau djihad de l’autre côté des portes des hôpitaux psychiatriques référencés et former des amas de galaxies. Enfin il y a un cobra qui serpente entre les blessures et des échappées belles parmi les voix lactées : une saisissante supernova qui récidive en envoyant en morse les données de l’ordinateur ; pourquoi dans cette machine démesurée la nuit de l’orient est-elle alimentée à la morphine et à l’urine alors qu’il n’y a que des étendues d’articles synthétisés et pas le moindre sens mnémotechnique ?

Le sang qui se familiarise avec les cures de désintoxication en crevant les tympans des junkies. Le sang des vampires qui se décompose dans la tisane aux thyms ; le sang qui a la trique et qui décroche une enfilade de trucage.

Le sang dans sa marée haute et sa marée basse qui impose le tutu comme costume de la danseuse ! Le sang dans un tuyau qui s’enfouit sous la terre vaginale ; le sang et son empire quand les trompes utérines forment des vallonnements efféminés !

Le sang qui devient muet à l’aide d’un typhon ; le sang qui lève une armée uniforme pour faire la guerre aux hydes fabuleuses. 

Le sang se déplace comme le ruissellement d’une pluie rouge qu’emporte le vent, comme l’intensité de cet amour qu’elle lui porte. Le sang qui tutoie dans un duel l’épée et le fleuret et tutti quanti.

Le sang et les vainqueurs de la guerre du golfe en effervescence et en échec depuis que la tulipe a enlevé sa fleur et sa tige ; le sang à grande échelle qui débouche sur un boulevard en tuant les péripatéticiennes.

Le sang dans sa tunique qui panique et qui a une typographie panoramique !

Le sang fortuné qui s’enfonce dans un tunnel ; le sang qui évoque l’urbanisme d’une ville ancienne d’Italie, ensevelie sous les cendres du Vésuve. Le sang tzigane qui se concentre sur son discours avant d’écraser une mouche tsé-tsé. Dans sa toge le sang qui chemine en direction des traces de particules ; le sang dans la trachée qui fait barrage à la respiration ! Le sang dans un fatras absurde de préjugés qui fascine les fleurs tubéreuses ; le sang qui se destine aux gens valides et qui se détache d’une valve à une autre !

Le sang gicle comme un canard barbotant dans la boue ; le sang et ses tractations dans l’arche de Noé, le sang qui électrifie les valeurs des buildings et qui se blesse au contact des vantardises. Et dans ma tête, en lançant des corn-flakes et des strass qui dérobent les rougeurs et les suppurations d’un paiement cash, le sang gicle comme l’hémisphère d’un cerveau endolori mais bouillonnant ! Le sang transparent dans une nébuleuse en trinquant à la santé des mercenaires.

Le sang qui a du blé hébété et qui s’unit avec les technologies de pointe.

Le sang faussement menuisier qui travaille le bois mais surtout la porcelaine des tirelires !

Le sang qui désoriente l’univers tridimensionnel au péril de sa vie en hissant les crocs du froid engourdissant, le sang d’une pauvre poupée qui flambe au cours d’un rite disciplinaire : le sang comme un hommage aux gens titrés ; le sang iconographe dans un tonneau où il mûrit patiemment et un prolongement mathématique sacrifié à cette occasion. Le sang qui endommage le moteur des tire-fesses ; le sang qui dévalise dans un musée les toiles de Toulouse-Lautrec et qui fait le tour de son duché. 

Le sang sous les ongles quand tu escalades une falaise à mains nues. Le sang coincé dans la flûte des morts qui fait sa tournée aux pays des détecteurs de mines ; le sang et son détail qui trahit les capucins et qui capture la trame de ce récit ! 

Le sang à tribord qui peut être monnayé ; le sang qui s’indispose en tricotant des crachotements, le sang qui aime tronçonner les intellects. Le sang et les urines qui envoient en morse un message codé ; le sang et la morphine dans une usine qui répare les cyborgs.

Le sang qui troue par son acidité des idylles et qui harcèle les tropiques ; le sang extensif qui fatigue les culottes trouées !

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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