Un jeu décorant la pièce de quelques spécimens grossiers taillés à la main par des paysans et une hotte garnie d’un modèle féodal ou primitif abîmé ; en dérobant des bretzels aux pendus, des joueurs, le stick d’un rouge à lèvres et le fauteuil en spartéine du savant. 

En crachotant des gouttelettes galbées et longilignes, Supertramp le vagabond relève dans la liste des courses du soir des univers cicatrisés et vidés de leurs sucs et de leur prépuce !

En prospectant le terrain, vingt-quatre notes flûtées qui attendent d’être jouées et la vieille affiche d’un film, un remix de Blair Witch qui a dévié maladroitement de son thème principal ; une affiche collée religieusement sur le tronc d’un arbre, un collectionneur qui s’impose parmi les cinq consonnes et les deux voyelles, pendu au-dessus des premières branches.

Le premier bretzel, qu’on trouve dans la poche de deux frères siamois pendus tête-bêche l’un contre l’autre et toute la gamme anglo-saxonne qui prospecte du côté de la butée ; ses cheveux gelés qui raccourcissent en longueur et nos boîtes de sardines en fer-blanc. Le bretzel suivant, sous la barre du trapèze, et une interférence qui aveugle ; la poche d’un étudiant qui a été bizuté, si bien qu’on voit son sourire comme un rictus, ma fois, un peu vexé et le clown clochard qui raconte des histoires !

Des échelles verticales qui rallongent le temps et le dernier bretzel qu’on a soutiré cette nuit à un pendu solitaire, très isolé du groupe de ses semblables, et un puits sauvage infesté d’anarchisme et de sédition qui soupire. 

La lumière d’un réverbère qui ressemble à un bec de gaz, l’heure la plus froide de la journée qui traverse les nuages détachés et cette collecte cynique de bretzels.

Des lambeaux de papier journal pour gribouiller mon aventure, d’inaccessibles poèmes et ma femme qui me dévisage de son regard demeuré à mon retour au foyer conjugal.

Un murmure mélancolique qui flotte sur la plaine labile ; une scène vide qui obscurcit les nébuleuses et la neige noircie par le trafic qui ravage les prairies. Des ordures qui font régner une odeur putride et des automobiles qui battent en retraite devant les plaques de verglas. 

Il y a aussi d’autres silhouettes qui cuisent au soleil, des équipes de tournage qui débarquent, des gants épais qui caressent les comètes, des allumettes qui communiquent des énoncés scientifiques, des fleurs qui recherchent une congère, des grogs qui se boivent en réconfortant le noyau cérébral, des oies qu’on gave en les remplissant de cuir noir canonique…

Il y a enfin une guêpe qui ronge les bras menottés de Lucky Pierre !

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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