Système adverse

Une humeur massacrante qui tangue et de petites manœuvres secrètes qui ont pour but de tromper l’ennemi !

Des kalachnikovs qui gerbent des monstruosités et un parcours qui quitte les sentiers battus. Une mêlée et une halte, un cours préparatoire qui a de la peine à se référer au système adverse comme un grésillement dans le récepteur en sanskrit !

Un pédoncule qui surchauffe, une fraise, une empreinte et un stage pédagogique pour chahuter dans les cabarets ; un butin, les pleurs d’une sibilante, de la tôle froissée et un billard pour assembler les humanoïdes !

Un animal vemineux, un visage zébré et un monstre comme une sangsue qui sillonne les lignes de tirs.

Une cabane et un boa qui se risque du côté des tatous et des tatouages pour parasiter le succès et le mélange des tons. Des scorpions, une teinte dans le ciel qui contourne les nuages, des cascades d’ombres fantastiques, gesticulantes comme perpétuelles zébrures !

Une correction pour encaisser les coups sans réagir, des wagons et des théiers comme des organes franchement auréolés de tangage robotique ! Un énervement parmi l’équipage et des fêtards qui ont la galle ; pour fumer dans les harems, des grillages, des grillades et une pomme granny-smith qu’on intellecualise dans son journal.

Pour gribouiller un montant compensatoire monétaire, des torticolis et des tortues ; un manifeste et du pétrole et des précipitations pour débaucher les marchands de dauphins !

Des fracas hypothétiques, le maniement du sabre qui précipite le jeune page dans les ténèbres patriotes.

Des magnats du pétrole pour muscler les prêts à intérêt, un pays qui plafonne son PIB et une préparation psychique ; des présentations et des théories pour se vautrer dans le feu ardent et, pour réconforter les crevettes, des plaines fertiles !

Un arc-en-ciel, de l’énergie et un diamant craché avec les illuminations pour festoyer en prenant de haut le système immunitaire et d’impeccables longueurs de piscine. Un observatoire et des lendemains qui chantent pour flairer une bonne affaire !

Pour fixer sur la croix le roi des juifs déchu, un origami avec d’autres similitudes, un sapin, l’orient qui fructifie son capital, un sanglier et quelques requins dangereux pour l’homme.

Un équilibre, une psyché saturée et une épuration pour édifier la destinée ; une construction et un cinéma pour la détourner de la jouissance et la limiter à un symbole !

Pour vendre de la pacotille, des points de suture et du lait stérélisé ; un pastiche et du plomb qui génère des espèces chimiques pour plonger dans le gouffre et gravir les montagnes russes ! Un labyrinthe, une maladie et un regard qui se perd dans une mare pleine de nénuphars ; et sa majesté comme un lion dans une cage, des orfèvres et des papillons qui contractent une maladie sensuelle.

Comme un iguane ou comme un faucon pélerin, un vautour autour des squelettes de chiens bâtards, un fauteuil et une dot pour en découdre avec les consignes ! Une ferveur qui a du chien, une conquête et un groupe qui a un mal de chien à embrayer sur la suite.

Des châteaux qui se mirent dans l’eau des sources, un embrayage et un ordinateur pour osciller entre la fermeté et le laxisme !

Des colonies d’insectes catastrophiques, une société permissive et sa préhistoire dans le pétrin ; pour réclamer des questions épineuses, douces ou concises, une capitulation, une fête parmi les gravats de la guerre, un teint et une touche au rugby.

Enfin un totem et une violation !

Las Vegas Parano

Le béton marbré s’étalait en long sous le soleil en laissant tomber sournoisement une nuit verte sur Las Vegas. Un peu de terre rissolée éclatait en croûtes sur le bas-côté, ce bas-côté qui avait fait circuler le parfum des pierres à l’intérieur de la valve du cyborg jadis.
Les palmiers faisaient une belle allée figée autour de la route et un brouillard dense avalait les néons jaunes et bleus de la ville basse et des halos épâtés dans l’atmosphère, aveuglants et menaçants, plongeaient ensemble dans le gouffre.

Des petites rafales de brise fraîche vinrent caresser les joues de Liliane lorsqu’une trouée révéla l’océan sur sa gauche ; on pouvait entendre la cavalcade d’une harde de chiens errants dans le lointain flou.
Un beau balcon longeait la côte qu’elle remontait à toute allure, quittant les sentiers battus et, plus loin, une oreille contre le goudron de la rue s’épuisait à entendre une mélodie étouffée perdue dans les égouts. Le coucher du soleil vint imbiber d’or et de feu le paysage. Les verres de ses lunettes aviator virèrent à un orange surréaliste. La Toyata 4×4 brilla, la chevelure de Liliane brilla, le monde entier brilla pendant quelques secondes au milieu des boites de lait et des chaussures et des conserves qui formaient la totalité des détritus au grand jour ; des cartons en dissolution qui rechignaient à disparaître.

Et la mélodie étouffée, qui serpentait et devenait progressivement plus audible et plus claire à chaque kilomètre en suivant le courant, provenait maintenant des catacombes de Las Vegas.

En pleine nature !

Il se déboutonnait et sortait son instrument pédagogique, et la jeune fille, qui avait décidément du chien, le regardait avec de grands yeux humides, puis regardait son visage avec une innocence troublée et un désir naissant.

Ses lèvres envoûtées embrassaient en dessinant une plosive, s’écartaient et révélaient des dents blanches et la pointe mouillée de sa langue.
Mais le long-métrage s’arrêtait là, laissant les deux acteurs se débattre dans un univers inconnu.

Les fumeurs d’opium plaisantaient, en incendiant les dernières bobines, et se mettaient à la page des financements les plus rentables.
Dehors, à l’extérieur du cinéma, les vingt-quatre notes flûtées du joueur de Pan protestaient encore et le joueur de Pan, sur son poney, recueillait les hourras dans cette ville adossée comme un moineau sortant du nid à la colline Hollywood.

Il ne resterait de ce monde que des bals musettes sabordés et cinq consonnes et deux voyelles !

Le joueur de Pan partait en direction des montagnes qui s’élevaient et des pyramides qui blanchissaient à vue d’œil ; la reine noire l’avait convoqué en orient ou en occident. À mi-chemin il s’arrêtait dans une auberge aux tapisseries coloniales ; il ne savait pas encore qu’une guerre civile arrivait au galop dans son pays, annonçant l’atroce et spectaculaire chaos. En vidant une bouteille de vin blanc qui ne contenait que l’illusion de la vie et du mouvement, il avait contracté une maladie sensuelle.

De retour sur la route, en se noyant dans les foules et dans les lacs rouges, il s’abritait des pluies de cendres noires coagulantes qui se jetaient chaque année dans des mers ensanglantées.
De leur côté, les fumeurs d’opium, baignés dans une douce lumière crépusculaire, montraient leurs dents blanches qui dévoraient tout sur leur passage et qui étincelaient comme une morne lamentation.

À présent seul avec le murmure du vent qui semblait croître en force, le joueur de Pan s’était réfugié dans un van inoccupé et écrivait ses mémoires.
Personne ne le retrouverait, caché dans les pâles collines ivoirines de Big Sur, il en était convaincu. Pendant tout ce temps perdu en pleine nature, il imaginait des galaxies, des paysages de désolation sans fin. Même les hélicoptères, qui passaient dans le ciel cristallin de l’Alaska, ne le sortaient pas de ses rêveries submergées par des fantasmes et sa libido ardente !

Enfin, élevant une tombe à la mémoire d’un élan tué trop rapidement, avec un tas de pierres surmonté d’une croix, face à ce monticule, il avait beaucoup trop pleuré et prévoyait de quitter cet avant-poste de la nature abandonné depuis longtemps.

Le soir même, il éteignait à jamais sa loupiote aux lumières chatoyantes en laissant dans son carnet quelques commentaires d’une rivière impossible à traverser et le retour à la vie sauvage représentait alors un monde inattaquable, même pour les esthètes voyageurs !

Stage cinématographique

Il se déboutonnait et sortait son instrument pédagogique, et la jeune fille, qui avait décidément du chien, le regardait avec de grands yeux humides, puis regardait son visage avec une innocence troublée et un désir naissant.

Ses lèvres envoûtées embrassaient en dessinant une plosive, s’écartaient et révélaient des dents blanches et la pointe mouillée de sa langue.
Mais le long-métrage s’arrêtait là, laissant les deux acteurs se débattre dans un univers inconnu.

Les fumeurs d’opium plaisantaient, en incendiant les dernières bobines, et se mettaient à la page des financements les plus rentables.
Dehors, à l’extérieur du cinéma, les vingt-quatre notes flûtées du joueur de Pan protestaient encore et le joueur de Pan, sur son poney, recueillait les hourras dans cette ville adossée comme un moineau sortant du nid à la colline Hollywood.

Il ne resterait de ce monde que des bals musettes sabordés et cinq consonnes et deux voyelles !

Des assemblages d’humanoïdes !

En examinant sans scrupules et sans perdre patience ces assemblages d’humanoïdes chiffrés à l’excès, ces bavures extrêmes, l’arbre divergent sous ce fouillis d’enfants juxtaposés appuyait sa dialectique sur une ex bouteille brisée confortablement expansive ; en secouant un suçotement de bleuet taillé dans la guépière des moteurs alezans, le désir, le soleil de minuit, noyé dans le pétrole et comme frangé de noir, projetait synthétiquement des scènes picaresques en faveur de Maître Yoda.

Et, sous sa loupiote et dans sa thébaïde, le pointilleux inculte menait une guerre acharnée par moult voies de Carême. Le long du chemin de fer, au milieu des tessons radicalement hypothétiques, des feuilles d’argile rouge dévalaient la pente par la seule porte de la mosquée ; des allées de terre jaune pacifiquement ténébreuses parcouraient les rizières perpendiculairement adossées aux enzymes physiques, aiguës et pieuses !

Les chevaliers mérovingiens

Des méandres de chaussettes dans un crevettier qui plie sous le poids de ses passagers, des yeux grands ouverts, un envoûtement qui tue et des jours fériés qui content la fin du monde ; pour emporter la civilisation des australopithèques dans les ténèbres, diverses trouées de sous-vêtements qui se confondent avec les plages sablonneuses et une rose noire déchue qui s’épuise à chercher de l’eau alors que mes pensées cognent. Des métrages perdus qui s’exposent au danger, des cuisses qui claquent et un orgasme dévastateur qui guide du côté du gouffre. 

Les poils de son cul stérilisés, une fleur humide et rubescente qui grelotte, de folles complaintes, des mosquées dans un fouillis de celluloïd et de nylon et une douleur violente qui inspire ; des obstacles qui se multiplient et un champ de bataille pour observer la marche de l’empereur ! 

Un chatouillement insupportable qui ouvre la boite de Pandore, l’imagination qui succède à la nuit et, de chaque côté du gouffre, des lèvres qui prononcent les mots secrets.

Des langues qui projettent leurs ombres d’ivoire sur les murs de la ville, un papier peint perpétuel et une tache rose qui rafraîchit l’air ; le passage du diable qui ravage la campagne, le dos du chemisier qui protège de la pluie et un château suspendu dans le vide. Un bombardement qui zèbre l’échiquier de croix gammées, des épaules qui raccourcissent, une belle journée de mai, les murs de la tour qui tremblent et des escarmouches entre chevaliers qui troublent la quiétude du lieu ; des trompettes stridentes qui signalent l’arrivée du roi et des ombres profondes qui se rapprochent !

Une fente infime dans la herse qui se referme, des similitudes qui se mettent à onduler lentement et les rugissements toujours plus forts de la foule qui redoublent d’intensité ; des envahisseurs potentiels qui se rassemblent, un stage cinématographique et des ailes d’oiseaux qui s’empressent de voler.

Des percées informatiques spectaculaires qui étalent leur science, un bloc-notes qui assimile la vanité d’écrire et des vitamines pour grandir. Des baisers qui guérissent, des vagues léchant le rivage et des scènes qu’on interdit à la télévision ; une ligne verticale pour jacasser avec le vide, pour pivoter et pour jaillir telle la flèche des archers et un vautour qui se cache dans la plus haute tour du château !

Enfin des archers qui mâchent du tabac, le papier peint à fleurs qui ne cesse de brûler et, dans les couloirs du château, la semence de l’histoire qui se perd et qui visite les catacombes !