Venant des profondeurs de son appareil Kodak, les données de son iPhone sauvegardé émettaient quelques notes de blues consolateur, en dirigeant sur des sites aux processeurs féodaux. Des processeurs qui effectuaient leur mise à jour, en agaçant la glotte de leur créateur, tandis que je farfouillais dans les options de ce traitement de texte. Des options qui plagiaient le contenu du carnet de notes de Kaphrium et, sur l’écran de l’ordinateur maintenant, un traitement de texte qui avait capturé, à l’aide d’une clé USB, des photographies de jeunes filles galbées et longilignes.

Pour étudier les fluctuations du marché boursier, à partir de mon ordinateur, je devais brancher cette clé USB qui ressemblait au stick d’un rouge à lèvres et qui appartenait à Supertramp le vagabond. Plus tard, dans le métro, le réseau gangrenait des univers cicatrisés et vidés de leur suc et de leur prépuce ; un réseau qui téléchargeait d’immenses agrandissements photographiques. Sur ces photos, on voyait les promoteurs numériques se précipiter tête-bêche dans le caniveau, en crachotant des spermatozoïdes pacifistes.

De mon côté, je gribouillais à présent sur mon bloc-notes : une caméra filmait les mouvements saccadés de l’écriture automatique, symbolisée par cette petite babiole de disque dur. 

Synthétisées lors de ce transfert, des partitions musicales célébraient les films scénarisés montrant des maisons lourdes, hautes, kitsch et noires ; en avançant l’heure locale et en réduisant cette infime distance entre le décor photographique et les faux raccords, ces partitions musicales bourdonnaient comme le disque dur de cet étrange ordinateur.

Les hackers s’accociaient pour riposter et s’engouffrer dans les failles virtuelles, lançant une restauration du système et, de l’autre côté des portes de l’hôpital, on s’intéressait alors à la science des labyrinthes et des chemins de fer antique.

Des hackers qui assistaient, impuissants, à la révolution informatique de la poussière narcotique, tombant sur les ordinateurs obsolètes.

De la poussière narcotique qui redevenait poussière narcotique tandis que j’observais la tapisserie jaune de la chambre d’hôtel.

Il y avait aussi, parmi cet amas de nouvelles technologies, des photos en noir et blanc évoquant une scène libidineuse classée X. Des photos représentant des stripteases aussi ésotériques que hermétiques pour ces pirates informatiques ! 

Elle rassemblait l’immense foule des corsaires informatiques, en décuplant leur force lors de ce solstice d’hiver, cette stripteaseuse qui utilisait des mots tels que requêtes ou échardes !

Et cette clé USB qui ressemblait au stick d’un rouge à lèvres, ouvrait Twitter et Facebook sur l’écran de mon iPhone préhistorique, par l’intermédiaire d’applications qui aimantaient les publications scientifiques.

Il y avait aussi, parmi les fils électriques alimentant l’étrange ordinateur, des prises de téléphone qui effaçaient automatiquement les dernières conversations. Il y avait ensuite de laiteuses et nuageuses opératrices qui recyclaient l’obsolescence des ordinateurs et d’extravagantes ferveurs populaires en résultaient.

Il y avait aussi, dans la confusion la plus totale et sur tous les écrans de cinéma, l’histoire et les genèses possessives des grandes meurtières et des publicités tropicales.

Des publicités tropicales qui zèbraient la timeline de Twitter d’orgasme dévastateur ; des meurtrières qui vomissaient des pluies aussi mornes que diluviennes tandis les autorités tentaient de mater par la répression la résistance héroïque des peuples. 

Il y avait des hélicoptères qui atterrissaient sur des pistes psychédéliques et je les regardais, le cœur serré, glacé jusqu’aux os, mitrailler les foules méditerranéennes.

Il y avait aussi les pachydermes qui s’essoufflaient en courant après les voleurs de reliques ; des voleurs qui galopaient en modifiant la structure de leur squelette.

Leur squelette ? Une stimulante armature de pièces volées aux cyborgs pendant les métrages perdus. Des cyborgs qui contrôlaient et qui maintenaient la vitesse des trains à vive allure. Les autorités, peaufinant leurs discours, préparaient le retour des rois capricieux qui luttaient, de chaque côté du gouffre, pour ne pas disparaître.

Enfin, depuis l’instauration de ce nouveau régime, leur cerveau brassait d’insolubles forces obscures et, en bas de mon hôtel, des manifestations se soldaient par des échecs sanglants.

Alors, s’autoadministrant la couleur noire des inséminations semblables aux mouvements rapides, générés par le silex, le disque dur de mon ordinateur transmettait leur consigne insomniaque pour hanter les nuits de ces rois corrompus. 

En arpentant les champs de ces humains enfermés, les machines de la matrice, dans un blizzard criard, partaient à la recherche de ces esprits encyclopédiques, aussi insolents que déclinants.

L’État vit soudain apparaître des émeutiers aussi forts que Popeye, de nouvelles technologies à la puissance photovoltaïque hautement chargées de drogues acidifiantes.

Une énergie photovoltaïque qui jaillissait des matières minérales apportées par l’eau et le vent : des dépôts nourrissant les sapins de Noël et les bornes d’autoroutes qui serpentaient dans la région.

En les convertissant en piles électriques, les guirlandes de ces sapins de Noël s’allumaient après avoir inséré cette clé USB bizarre ; les cellules grises des émeutiers étant récupérées pour fortifier le courant alternatif des foyers qui se perdaient dans les vallées encaissées.

Des serpentins de pellicules tire-bouchonnée s’aggloméraient soudain aux silencieuses robes célestes des opératrices. Pour ajouter, la nuit, des images de banderoles survoltées sur les écrans de cinéma, d’autres disques durs, gorgés de sang, configuraient les données éthérées, singulières, photovoltaïques de leurs compteurs à zéro dans cette salle de bain aux miroirs de bordel étincelants !

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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