En se risquant du côté des montages en boucle superposés pour imiter le vacarme du cosmos, en traînant aussi sur le comptoir en ivoire comme la photosynthèse d’un jaune d’or très pâle fouillant une anémone de mer, je sirotais mon thé au jasmin qui s’infusait, qui pénètrait les narines, qui ressemblait à la peine ou à une phobie quelconque.

Je sirotais aussi mon café du Kenya qui me laissait perplexe, qui débordait, ou qui engageait une conversation avec Dieu.

La caméra continuait à filmer, sauvegardant les oracles de Béryl, sur un terrain balayé par la pluie ; et toujours cette anémone de mer qui, à la manière d’une araignée, sacrifiait sa toile au plafond pour se perdre, enchevêtrée dans toutes ces voies lactées !

Pour faire monter l’arôme de ces gouttes de pluie sans tain, Béryl se frayait un chemin parmi les vieilles lanternes au rythme syncopé qui rougissaient comme elle, réchauffant le soir nos larves jaunâtres d’orang-outan !

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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