Tout d’abord, la fosse noire où étincèlent les métrages perdus des petites grands-mères malingres. Puis le poil rosâtre, sauvage des forêts sibériennes qui convoquent des raclées et les apprentis de la fiction qui allongent les grands chemins des quartiers d’oreilles coupées. Jetées aux oubliettes, les martyres des céphalées industrielles qui accomplissent leur révolution en suivant de longs travellings d’autoroutes.

Ensuite, délimitée par la pluie, la noirceur des cataractes minérales qui se perdent de chaque côté du gouffre en câblant les projecteurs de cinéma et des suites de visions infinies qui calculent la profondeur résineuse de chaque changement d’altitudes ou de latitudes !


Aux racines saillantes de ces attitudes électrisantes, existent, de côté et d’autre de la fente, des mondes forant et solidifiant toutes ces images creuses et terrestres de moujiks évanouies. Des mondes où la mort imminente éveille des rites disciplinaires ; des rites pacifistes aussi qui décomposent des trachées en silicone noir.

Ensuite, tant annoncés par les médias, les sacrements du fouet qui pâlissent les sens par pure fantaisie et effet mimétique. À force de rattraper le basculement, pragmatique, générateur du sens de la vie, il y a aussi d’irréfutables instants familiers qui programment de sinistres incidents.

 Et tous ces algorithmes, générés par l’étrange logiciel de la fosse noire, retournent à leur état d’angoisse exaltée. Il y a encore des organismes manifestement naïfs qui font chuter à toute vitesse la température au-dessus et en-dessous !

La navigation virtuelle de la fosse noire : un inachèvement ésotérique, électrique ou téléphonique. Et les métrages perdus : de petits paquets de rayon fugace retrouvant les réactions malades, presque mathématiques des plafonds aux yeux brûlés. Et les forêts sibériennes : des plantations qui percent l’humeur tremblotante de nos lampes de poche.

Hésitant entre les grands chemins et les ellipses des sapins, inondés sous les grandes voûtes de leur monde si sympathique, les tropiques des martyrs avilissants se dessinent parmi la seule opacité, le seul instantané de leurs inventaires à la Prévert !

En se vengeant des céphalées industrielles, cette seule opacité et ce seul instantané qui prive les martyrs des vivres nécessaires, relèvent de la sorcellerie, avec leurs braies, leurs cottes de maille en lambeaux. Enfin, entre les bandages des momies zébrées de bronze, se situe la noirceur des cataractes minérales ou des poètes inconnus.

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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