Adieu ! Adieu ! Ainsi, me dis-je, filant dans l’obscurité comme une comète.

Avant de découper aux ciseaux Les Aventures de Lucky Pierre. J’avais choisis pour domiciles célestes de silencieux hologrammes, de profondes et blondes chevelures. Avant de faire lovely-love dans le brouhaha noir des Carnavaliers.

En Orient et face à la houle, la saison des mondes celtes tire-bouchonnés s’assurait un chemin parmi les calligraphies à l’encre chancelante, et, à la place des boucles d’oreilles traditionnelles, leurs larmes brillaient comme des étincelles de sel, de poivre, de parmesan, ou d’origan.

Sur des feuilles libres, et tout le monde le savait, les années X -des allumettes imaginaires et prêtes à prendre feu dans les archives- restaient toujours aussi insensées pour les gouvernements en place, invraisemblables d’après les médias, et les gens n’en parlaient jamais. Des nuits blanches comme des partitions musicales, des textes contenant des mots.

Eperdument, afin de lui soulever gravement mon chapeau, je suivais Marmeladov dans un long tunnel obscur qui rendait, scrupules après scrupules, sa camelote exosomatique pour rejeter, transformer, échanger l’énergie frémissante de la watt canonique ; sortant d’une longue torpeur évanescente, j’entendais les coups de feu sur Sniper Alley, un bruit à réveiller les morts comme des notes complexes jouées sur un clavecin roué, comme des respirations haletantes, lancées à l’unisson parmi les hurlements de la créature : l’Elephant X.

L’Elephant X, ce monstre évoluant lentement dans la chambre d’Angela, se comparant toujours à ce Marmeladov de Dostoïevski, véritable complainte illuminée ou vengeance personnelle contre son créateur ! Le génie de son créateur penché sous les loupiotes mécaniques ! Entrainé dans les rapides, les démultiplications du langage alors qu’à l’origine ce n’était qu’une rêverie, une promesse ou quelque chose d’irréalisable !

Et qui fit courir sur les routes de son immense domaine des paradoxes mystiques ! Et qui regardait de plus près, de très près sa créature, sans se rendre compte que les Formules de Rimbaud contenues dans le moteur des cyborgs étaient amovibles et découpées selon les pointillés du clairvoyant Scentless ! Ah, quel regard terrassant !

Jumbo, ce savant et cet archéologue interstellaire, s’était hasardé du côté des études obscures et personnels, des magies noires, brûlantes, éprouvantes et d’humeur massacrante. En se penchant sur l’étrange syndrome qui s’était abattu sur une petite planète perdue aux confins de l’univers, il s’était perdu dans les méandres souterrains du Mystère Anselm Kyx, du nom de la planète visitée avec sa collaboratrice Katia.

Il était à présent brisé, désespéré, placé à vie dans un asile psychiatrique et sous mes observations.

De ces notes écrites à la hâte pendant nos entretiens -tant sa parole était volubile et délirante- voici le sombre récit qui suit.

Au coeur du crépuscule flottant, ou entre le chambranle de la porte de droite, comme un blues d’automne froid ou comme une longue nage, il y a sur ce visage le silence prométhéen qui, crescendo, espace et éponge les anomalies, les égrène en rejoigant une sagesse ancienne ou en jetant la confusion.

Ces évènements significatifs sont tous issus du clairvoyant carnet de voyages d’archéolgues interstellaires.

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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