Partant d’une excitation de nerfs téléphoniques, des pensées qui célèbrent les pluies diluviennes et qui colmatent la douleur violente, gluante. Les feuilles mortes du chêne qui commencent à pourrir et qui affectionnent la pierre hargneuse.

En avançant, en bringuebalant des notions mathématiques dans tous les azimuts, le téléphone qui fait fermenter les anciennes conversations et qui sécrètent des substituts énamourés ; des membranes muqueuses qui s’épuisent à récompenser le donneur et qui chahute la zone, tête-bêche avec les cordes du chapiteau.

Une terrible confusion douloureuse et lascive, familièrement colportée par la sève de l’arbre, qui désamorce l’hermétisme de la fumée s’élevant de la tente effondrée. Et puis, des perches qui ajoutent aux manigances des clowns renégats les nombres opposés, un tableau noir qui fait déborder les pages, les images de rêve et des testicules qui palpitent.

Un rayon de lumière écaillé qui, pour garder au chaud les revolvers, se métamorphose en panneau publicitaire. Des nuits blanches qui vieillissent et qui luttent avec le vide et un clin d’oeil qui crée un parfum de sapins ; ici aussi, des dents blanches qui étincellent et qui cristallisent des silhouettes se prosternant devant le temple, et là, des paillettes mélangées avec la peau tannée et avec les autres probabilités.

La rigueur hivernale qui combat les tares et les couleurs de la beauté, le côté gauche de l’écran organisant des émeutes et des rapports sexuels ; un drôle de goût organique, des bibliothèques et des peintures ténébreuses, badigeonnées de sirop. Des petits pieds qui glissent et, la baguette de bouleau sur le piano, un galimatias aigu de salutations inversées.

Un système de télécommunications par satellite, des effluves indécises qui accomplissent leurs poussives révolutions et des orgasmes. Une bouteille de vin vide qui blanchit une série d’éléphants en ivoire et les allées latérales du jardin qui courent jusqu’au précipice.

En adaptant à leurs usages l’étrange syndrome, les Êtres en question qui affament les réconfortantes speakerines. Ici, un moment explosif qui cause des additions salées, et là, les gênes de cet essaim qui fécondent leur espace : le centre alternatif d’un cercle, rond comme un écu de cinq francs.

Traversant des ruines et des vagues de hurlements et d’applaudissements ou des systèmes graphiques japonais, les réducteurs de tête qui se réfèrent au scénario solaire. Un dégel, des miroirs au-dessus du lavabo, des tropiques et des entrailles quand, bouillonnant dans les limbes de l’oubli, une fiction d’anticipation épuise tous les vacillements.

Des nymphes pour sceller le pacte entre les proies et les victimes. Face à la froide lumière, des fesses lisses et blanches et, enfin, des comètes psychédéliques et fatiguées qui s’endorment sur un matelas taché et défoncé.

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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