Tout d’abord, au-delà de l’asphalte peu rationnel et en bois d’ébène, il y a ces yeux clos et amovibles qui paraissent chuinter au fond de mes tempes creuses ; des yeux qui appartiennent à la reine noire et son inextensible clair-obscur. Un inextensible clair-obscur qui tombe en ruine et des fantômes oubliés selon l’usage traditionnel.

Il y a aussi les lambeaux de sa temporalité qui augmentent la dose de méthadone jusqu’à une cuillerée à soupe et il y a des pieds et des plaies et le sang lapé par un reptile en provoquant une accoutumance de nouvelles couleurs.

Il y a encore la gaine-culotte de son Honneur tendues entre ses cuisses et les revers de son pantalon mordillés par les rats, tandis qu’apparaissent des extraits olfactifs d’ecchymose et de perspicacité instantanée : une préparation d’horizons amalgamés, unique en son genre, irriguant le velours des rideaux qui se referment. La société de consommation sombre alors que j’inhale instantanément le souffle de ses hélices délimitées par la pluie.

Des ombres et des mystères s’abrutissent, mêlés de strates similaires ; des ombres et des mystères qui, en pêchant les morceaux de gomme de la célèbre barre de recherche, lancent la restauration des huit pistes de Bleach. En poursuivant inexorablement leur avance, comme pour réorienter la respiration languide du cyborg, des hommes nouveaux sont promis à un brillant avenir.

Il y a aussi des steppes d’immobilité pré-emballée et une fusée se pilotant machinalement comme une transmission éclair. Il y a un ghetto ouvrier qui se construit autour d’une usine textile. Au vingt-neuvième sous-sol, la connexion s’opère, les solitaires débarquent et il y a, s’écoulant à travers champs, l’huile violâtre et silencieuse des banquises : un iceberg de craie sans lumière et j’ajoute sur son piton de nouveaux vaisseaux sanguins et électroniques. Une bouteille de vodka trône sur mon bureau tandis que d’autres cyborgs, brûlant leur charbon cérébral, excessif dans la vase d’un étang rouge, boivent du Kiravi.

La plateforme fantasmagorique d’Oji Kick évide tous les sarcasmes du Nord d’Harlem et toute la mélancolie que la drogue peut provoquer au fin fond de la cervelle qui s’épaissit : l’électrisante station de métro, située au dernier sous-sol de la catacombe, incarne l’esprit des cathédrales ossifiées et le paradoxe du bocal de verre bleu où elle se réfugie, en définissant comme lieu précis un souterrain avec un enthousiasme fiévreux.

Des clapotements furieux sourdent après l’installation ; et, uniquement après l’installation, quittant les quais du métro, les larmes aux yeux et en s’autoadministrant nerveusement le soliloque du clown sur un banc à la surface, les créatures de la station peuvent survivre et donner naissance à ce soleil vert combinant monarchiquement des cauchemars matriciels.

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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