En s’égarant dans des considérations poétiques, du côté orientale, en définissant comme lieu précis un souterrain ou une enveloppe pleine de photos, la toile virtuelle avait été cartographiée puis vandalisée de fond en comble avant de connaître le retour d’étranges phénomènes !

La toile avait fait jaillir des lignes de code apparentes qui, semblables aux mouvements rapides, générés par le silex, s’autoadministrait les discussions des internautes planqués dans les chat-rooms.

Leur version polaire ? Un planisphère assortissant toutes les séquences et la mémoire d’un ordinateur ultra-sophistiqué !

Pour brouiller toutes les adresses IP récalcitrantes mais aussi favoriser l’émergence de cette mise à jour révolutionnaire, la mutation des internautes en larves de reptile noir était indispensable.

Comme le libre arbitre des SMS qui avaient été façonné selon un crack assez occulte, les composants sémantiques de leur discussion furent alors totalement et méthodiquement remanié pour l’Élite. Une élite qui avait dessiné méthodiquement l’architecture d’une boîte mail pour focaliser les gens à se vouer aux pratiques les plus obscures !

Deuxième partie : le Projet !

Absorbé par des contemplations psychédéliques, l’Ordinateur Burroughs Cora-Hummer 7 produisait un bourdonnement déconcertant chaque fois qu’un projet était déclenché.

On s’était inspiré des lignes d’un zèbre pour construire nos lignes de code, pour bâtir la matrice qui allait noyer les moteurs diesel par ces contemplations psychédéliques aussi surprenantes que fascinantes. Nous savions, par anticipation, que tous ces moteurs diesel avaient besoin d’un nouveau et fulgurant carburant : un vers mutant avec un ADN mûrement modifié !

Troisième partie : l’éclaireur !

Pour s’éveiller de bonne humeur, l’éclaireur prenait son café des neiges de l’hiver. Il éprouvait divers sentiments face à sa solitude devant l’écran de l’ordinateur quand la poix molle de la pluie continuait de tambouriner contre sa fenêtre en espérant un jour entrer dans la famille des internautes mutants.

Il avait ce regard qui ne redoute rien lorsque l’ordinateur démarrait une session. L’éclaireur avait cette foi inébranlable en la capacité de sa machine. Même la force du vent, il l’estimait à force de calculs en pianotant sur son clavier et la Toile comme chaque matin quémandait toujours comme sacrifices humains des impatients, notables ou non.

Ailleurs, dans une autre dimension, virtuelle elle-aussi, il existait une piste de décollage, un aéroport désaffecté, inconnu sur toutes les cartes. Cette piste de décollage permettait à l’éclaireur d’attiser en imagination les passions des internautes mutants.

Cette piste ? De vraies planches pelées, alignées à l’infini – on ne savait de quel bois elles provenaient ces planches qu’un génie de l’informatique avait déniché en leur évitant d’être réduites en hochet pour bébés. Sur ces planches couraient abjectement un système de fils électriques et téléphoniques afin de communiquer avec notre dimension gouvernée par des clowns épicuriens.

Des clowns qui fabriquaient avec leurs vélos d’appartement des électro-watts téméraires, engagés dans la bataille contre le vers mutant.

L’éclaireur, après sa mort, avait légué une cassette vidéo expliquant comment falsifier informatiquement toutes sortes de cartes d’identité et toutes sortes de cartes bancaires. Après sa mort, les clowns ne pariaient plus que sur une seule monnaie sonnante et trébuchante : des napoléons qui agitaient encore la planète et les consciences surchauffées.

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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