À force de méconnaître les méandres du Sahara Occidental, il y avait des vikings qui poussaient des rugissements dans leur drakkars ensablés, qui roulaient des patins dans les romans d’aventure devenus des traités de médecine par la suite.

Dans leur mazurka les vikings importaient des fleurs de cabales bien rodées pour voyager vigoureusement. Sous leur cheveux beaucoup trop blond, les vikings méditaient dans les bois maudits comme autant de crachats aussi inconnus que sinistres.

Pour passer dans leur pavillon à Neuilly, les vikings devaient connaître la science de la maturation : les larves d’une mouche comme dernière extase avant de regagner leur domicile céleste.

Et leur vilaine matrone qui donnait des médicaments aux flots de pétales versés sur la tête de leur roi.

Il se passait pas grand chose dans sa cours, on pouvait sentir des odeurs de pétrole comme des verbes matinaux qui pondaient des vers en pénétrant de leur sève rouge mon cœur.

Arrêtés par les keufs, les vikings avaient trop bu de la bière ; ces hommes torchés à tout bout de champ, vêtus de rouge comme le petit chaperon rouge. Pour festoyer dans les geôles, ils inventèrent un méchant venin qui arpentait de haut en bas la banquise et les icebergs.

Ils étaient bâtis comme des moineaux quand la visitation de la Vierge vint perfuser leur cerveau, illuminer le large éclat de leur dot médicale. Rêveusement ils prenaient des violons d’ébène pour leur danse, le mois de mai à l’usine, en redingotes qui filaient en lambeaux. Il y avait de la violence dans leurs mots qu’ils sortaient comme la fumée de leur pipe avec le parfum d’Amsterdamer.

Sous les verrous ils étaient pendus à une corde à linge, peu pressés de nourrir les boules de gomme et les petits mystères.

Sous un temps maussade, inimaginable pour les vikings, ils allumaient des mèches prêtes à exploser pour accéder au feu de Wall Street. Ils emportaient toujours avec eux un rouleau médicinal qui baignait dans les voyelles d’Arthur Rimbaud.

Enfin ils écoutaient toutes les voix du vent vocalisant leur mazout à vendre, leur cœur d’occase, leur marmot à éduquer ou leur yin et leur yang au fond de leurs bottes.

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s