À l’extrémité nord du souterrain, les méandres du Sahara Occidental et notre P.C ; des barreaux noirs qui laissent passer un éparpillement de lumière aliénée comme un jour de nef basse et une champignonnière de rires décantés comme posters dans le bureau.

Parcourant les tuyaux de canalisation, nous regardons le fleuve noir atteindre l’éveil, l’écriture frénétique et la pluie qui ne tombe pas. Sur des feuilles de papier, un jour de pluie diluvienne, des histoires drôles qui arpentent de haut en bas les icebergs et les banquises ; nos liasses de billets, en fumant religieusement nos Craven A, qui partent à la recherche de notre P.C.

Des remèdes à l’antique, selon un corpus énigmatique et toutes les perceptions d’une créole en larmes qui empiètent sur le bureau ; parmi les chercheurs, des émissions, comme j’irai dormir chez vous, qui démêlent ces larmes d’acryliques en bâtissant des fortifications matricielles sur l’échiquier.

Ces larmes d’étoiles inconnues, d’isolement lascif et d’ensembles provisoires amplifient une logique propre, aussi diffuse que obscure, aussi factice que les feuilles mortes ; des derviches tourneurs hilares, improvisant sur la toile des dessins animés, ont l’effet d’une décharge électrique : une suite infinie, luisante de parasites, d’échos électriques et de primitifs synopsis.

Sur un tronçon d’autoroute, les rails qui sont laissés là, à l’abandon, et la structure haletante, gloutonne, presque ébauchée des mailles poétiques, des humeurs coutumières, devient rouge de chagrin. Un cartoon qui s’émiette comme un frémissant poste de télévision, comme un ténébreux amas de films déroulés, savonne leurs battements de cœur.

Avec des ciseaux, leurs époques de transition découpées sur le grand écran et cette énigme du déclin, ce bois dépourvu d’âme, cette voix qui faiblit et leurs secrets et leurs colères noires sur le pont mélancolique des fauves expirent, couronnés d’anémones.

Des fictions mal ficelées d’écroulements et d’espacements

Nues et fières, elles patrouillent

Avant de virer comme Coltrane.

Des coursives et une nudité manichéenne

Dans ces enveloppes vides, des fantasmagories

S’immisçant dans le jerricane.

La nudité parfumée entre ses cuisses enfantines

Un glissement, un arbre

Et des vies qui ont l’air d’un pansement à peu près propre.

Une lucidité si douloureuse, sous le cône

D’un chimpanzé avec un unique monocle

A fixé au mur un jour de mardi gras.

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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