À la page deux du carnet de moleskine, afin de parvenir au point de non-perception et pour meubler le vide immense, se dessinait dans les flammes d’un feu une sensation de brûlure acide et creuse mais comique.

En se compromettant jusqu’à très tard avec un clair de lune taoïste, en étayant la stratosphère de peinture fraîche, des clowns épicuriens, comme des divinités, propres comme des sous neufs mais sans un brin de jugeote, embrasaient ce clair de lune taoïste.

Et pour tenir la distance, à la page trois du carnet de moleskine, le soleil se couchant entre les lignes, ce clair de lune, aussi taoïste que médiéval, dès qu’il touchait le sol, enchaînait, entre les pages d’une bible pour églises fantastiques, des fins de siècle somptueuses… leur territoire délimité par la nuit.

Pour achever le niveau Z, toujours au sous-sol, pour simplifier définitivement les échanges et la communication, les classiques de nos débuts fredonnés changeaient la latitude de ces percées informatiques sublimées de génération en génération qu’ils étendaient en secouant leur crinière incendiaire.

Pour anticiper la mort des combattants, il y avait aussi, dans le carnet, une fable permutant avec une autre fiction et, sur les épaules des femmes fumantes comme des gouttes d’eau, larmoyantes comme des veillées noires, il y avait un revers corrigeant les secousses d’une caméra d’amateurs et la bonne frappe des invités du bal masqué.

À la page cinq, les pauvres baraques explosaient sous le choc, anticipant d’autres échecs, en loupant de peu l’accident, d’anciennes détresses sans un seul battement de cœur.

Nous étions deux pendus pantelants dans un univers sale qui cherchait toujours de nouvelles connaissances ; dans un lieu désert, notre sincérité, trop prompte pour être froide, réfléchissant les romanesques cathédrales voûtées, laiteuses et sanguines.

Par solidarité on voyait nos brelans d’as trouver leurs failles secouées par les cimes stimulantes ; leurs failles mnémotechniques qui ne pouvaient échapper aux changements de trajectoire des chevaliers mérovingiens.

Pour échouer au fond de la voie lactée, en prenant les mots de passe sur place, je tâtonnais dans le noir pour mettre le feu au baril d’essence ; je conviais le feu à tout reprendre pour entrer dans les grandes familles des fictions bâclées sur le papier.

Je m’en allais chercher la bonne humeur des geôliers qui aimaient se focaliser sur les pratiques obscurantistes des cours d’assises !

Pour aller d’un point A à un point Z, pour moudre la piété d’un pubis, à la page huit, dans le sanctuaire où l’on s’était réuni pour prier, nos pensées répétitives commençaient à affoler la panse des consommateurs et, par leur incontrôlable utopie à réaliser une nouvelle littéraire, elles avançaient l’heure du sommeil par une étroite ouverture vandalisée !

L’intervention du rêve infaillible, sans obstacle, avec, dans le voisinage, des animaux nocturnes pour venir à bout d’une communauté Alien.

Pour désamorcer cette situation, avec une pincette pour tourner la page neuf, il y avait dans ce monde onirique, parmi les slogans scandés par les manifestants dans la rue, une femme agenouillée : une énième tentative perdue mais une situation stratégique pour le mystère de la vie ! Les protestations de la rue disposaient en cellule souche leurs créations folkloriques en enrôlant tous les lecteurs de la page dix !

Enfin, pour connaître l’intrigue de cette histoire malgré la chute du plâtre de notre plafond et un marasme qu’on ne pouvait mettre à bout sans pacifier la zone, le rituel était parfaitement organisé autour des frères Karamazov mais avec tant de déchirement de tambour qu’on finissait par s’évanouir dans le black-out d’une soupe noire à la Gainsbourg !

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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