Souvenirs de la fosse noire. Chapitre deux !

Tout d’abord, en parlementant avec elle dans le noir absolu de la fosse noire, en ruisselant alphabétiquement au fond de la fosse noire, en entraînant avec moi mon jargon littéraire dans les cavernes humides, en m’encordant avec les fines rayures blanches de leur capharnaüm, le règlement de la bibliothèque m’avait frappé de bannissement ; et tout le long de l’encaissement de la vallée je fus aggloméré à ce capharnaüm.

Ce capharnaüm qui, en bâtissant des nids de malandrins à chaque discussion téléphonique, dévalua le prix du combiné de mon téléphone et énuméra ensuite ses détails en prenant le versant le plus méridional de cette vallée.

Des détails s’attachant à se repaître des édifices vivants de la montagne d’en face !

Elle n’en finissait pas de s’élever cette montagne aux tentures téléphoniques qui tombaient de leur plafond mathématique !

C’était la fin de notre aventure, la fin de son mouvement comme un ensemble de lois compliqués à l’extrême en s’aventurant du côté de l’immobilité lumineuse ; un mouvement assumé ou un retour dans le passé : l’immobilité étant entravée, puis amputée alors qu’elle descendait la brume moite venue de la baie.

Réfléchissant la marée haute et ce scénario qui concentrait l’exhalaison de son acide carbonique à l’intérieur d’un amas éparpillé de Mikado : les caractéristiques de notre existence sur la moquette arrachée, à la fois solaire et sucrée, jusqu’alors éclairée au pétrole, comme quelque chose d’exotique !

Malgré tout, l’amas éparpillé de Mikado descendait une rivière de diamants, avec une force glaciale, son ivresse livresque, consécutive comme des atomes de watt canoniques. Atomes qu’on fit frire en les irradiant d’excitations sexuelles, d’isométriques distorsions.

Pour s’égarer dans des considérations poétiques quelque part où il pleuvait sur leurs cahiers roulés, ces distorsions modelaient l’argile des fausses monnaies napoléoniennes, sans jamais changer les serpentins de leurs strings élastiques.

Parfois les atomes énigmatiques grimpaient sur l’échelle, sans l’aide de leurs puissances photovoltaïques, pour rejoindre Cécilia et s’installer dans son souterrain décoré de phrases artistiquement dessinées à la craie.

En retirant l’échelle, en brouillant leurs représentations jusqu’à délier le Sanskrit de leur récepteur, je détachais aussi leurs ceintures de sécurité pour ceindre les parfums du vide qui se battaient dans les profondeurs et qui finissaient toujours par monter au ciel comme des serpents cosmiques ; ces parfums du vide, en remplaçant la face B de Pat Benatar par ces serpentins de strings élastiques, s’agglutinaient le long de ma perche.

D’une tortuosité comique et éthérée, cette perche, oscillant lentement leurs ombres, en tombant sur le béton des stations de ski alpin, s’ébrouait parfois, comme un vieux cheval de kermesse, dans un décor vénitien en cette fin de saison !

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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