Pour ne plus maudire ma famille, il faudrait que j’avale ces médicaments magiques avec beaucoup d’alcool ; mais je n’ai plus trop le choix pour l’instant ; je sais que mon cheminement est logique puisqu’il mène à la mort ou à la lumière.

Je ne suis qu’un pion sur l’échiquier porno-viscérale, je dois quitter ma bien-aimée si je veux devenir un cheval fougueux sillonnant la France à la recherche d’une nuit vagabonde, alternative ou mystérieuse.

Il faudrait aussi se tailler les veines pour noyer les préoccupations de ces derniers temps et puis ce sentiment de solitude, d’abandon qui me tient à sa merci ne me quitte plus.

Les principes et idées de ma famille me paraissent ennuyants, stériles et vides de sens ; alors je me dis que je vais me tailler une fois que j’aurais touché l’héritage, que l’argent est mon seul salut, mais je ne veux pas finir comme un chien dans la rue, irradié par ce soleil noir de la mélancolie.

Le futur ne sera pas consacré au travail, exploité par des salauds, esclaves de leurs systèmes bordéliques qui célèbrent le règne des tyrans. Alors la fuite : la sagesse ancienne, le remède à l’antique, un rôle pour moi comme un grand seigneur qui recherche les grèves et les marché de Tamagotchi.

Aux peuples qui sondent le chant de la naissance du nouveau prophète, il y aura le crucifix à l’envers pour Satan qui a une mine de chien battu en ce moment.

Lacérés, trois enfants ont été tués lors d’une attaque survenue dans une crèche de l’est de la Chine. Les superstitions des parents en peine éludent ce type d’agression sanglante. Le café tiède du matin en fécondant les terriennes innocentes, si facile à séduire, a le goût du squale à la salive saumâtre.

Mais ne maudissons pas la vie ni les paroles d’un type qui se retrouve seul dans la fosse noire. Par delà les montagnes et les vallées encaissées, l’écriture de mon nouvel exil viendra vadrouiller du côté du vertige intense quand on se penche sur l’abysse de la fosse noire.

L’immensité sibérienne où je me trouve court sur ces domaines pour oublier la vengeance qui bouillonne en moi et pour désapprouver la pauvre et folle ombre du bûcher qui s’attarde du côté de la meurtrière fosse noire.

Le souvenir de l’ombre du bûcher regagne alors l’esprit du poète qui afflige la racoleuse de démon tout en confondant ses ruines avec l’architecture spirituelle d’un ordinateur sophistiqué d’un pervers inassouvi.

Au saut du lit, je lis le désir dans ses yeux

et je la regarde suspendre des queues de crocodiles qui sont les complices de ses crimes.

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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