Transitant par un système de fils à la fois électriques et organiques, en pièce de charpente après le sac des rivières feuillues, en ruisselant alphabétiquement, l’aube dessinait des cygnes en s’amourachant de l’intérieur de ses oreilles ; aux hasards de ses yeux, je les avais définitivement perdu de vue ces serpentins de strings élastiques qui grimpaient sur l’échelle sans l’aide de leurs mains.

Retirant l’échelle en brouillant leurs représentations, jusqu’à délier le Sanskrit de leur récepteur, je détachais aussi leurs ceintures de sécurité pour ceindre les parfums du vide qui se battaient dans les profondeurs et qui finissaient toujours par monter au ciel comme des serpents cosmiques ; ces parfums du vide, en remplaçant la face B de Pat Benatar par ces serpentins de strings élastiques, s’agglutinaient le long de ma perche.

D’une tortuosité comique et éthérée, cette perche, oscillant lentement leurs ombres, en tombant sur le béton des stations de ski alpin, s’ébrouait parfois, comme un vieux cheval de kermesse, dans un décor vénitien en cette fin de saison. La perche était l’idole des masses qui dénudait les fils électriques insomniaques, le mouvement des lacets sur la route empiétant sur la métrique en diamants bleus comme sur le territoire de l’ennui mortel.

M’abandonnant ici, en pleurs, le fond du puits de pétrole qui fainéantait au lever du soleil et la page quatre du carnet réapprovisionnée en gouttelettes galbées. Se levant vers le ciel, leur blancheur réfléchissait les audacieux parfums du vide brûlant comme en enfer.

Après le dégel du feu satanique, revenaient les douces et les brillantes, les excitantes et les réconfortantes femmes du bordel.

Un dessin tragique de ponts suspendus se solidarisait avec leur calme et leur prunelle.

Leur sérénité troublée par les portraits à la Dorian Gray et leur base de données.

Quelque chose, dans leur bouteille, était versée : peut-être la nouveauté chimique de leurs groupes de jazz.

Des trous de gruyère rebouchés avec les feuilles des arbres qui s’observaient depuis les stations alpines. Le feu noir qui s’épanouissait au-dessus, jumelé avec une grossesse anglo-saxonne, en changeant la donne de l’ancien monde.

Dans leur doux nid juteux, se dégonflant au rythme des beuglements des bovins, la dépression comme la rage pour humilier leur victime.

Les clés USB de leurs contacts s’éteignaient automatiquement quand, séance tenante, les armées des mercenaires battaient en retraite.

Des systèmes graphiques japonais aimés pour leur genre de performance à démagnétiser cette face B de Pat Benatar. Sur le mur vidéo géant, le tableau de leurs matrices qui baignait dans le noir sidéral, architecturait irrémédiablement des listes de personnages haut en couleur !

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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