L’enfiévrement

Décrivant l’enfiévrement d’une étrange machine qui bluffait tout le monde sur le campus et pour s’enfuir par les trous fatigués d’une planche dégringolant des terres sacrées d’Afrique, cette nouveauté chimique avait un goût de papaye et de faunes démasqués sur le littoral où nous étions pour pique-niquer avec un millier d’enfants.

Et Connie qui se déhanchait dans les tasses de café noir ce matin, arrachait de ses mains osseuses la Grande et la Petite Ourse de leur sommeil sans fond. Décrivant aussi l’enfiévrement de ses propres pensées, pourfendeuses d’armées battues en retraite, l’étrange machine, avec certainement un peu d’espoir, révélait un écran pourpre symbolisant le flot de la tequila qu’on buvait avec les Aztèques du coin.

Des boîtes de films qui traînaient dans leur bobine des planctons rebelles et des torpilles vanillées contenaient des morpions se consolant en désobéissant aux jeteurs de déhanchés et de déhanchements sorciers. Chaque jour, comme une voix off mais à bon escient, l’ancien monde des extraterrestres s’emparait des boîtes de films pour protéger les intérêts des messages laissés aux poètes.

Et poétiques et mystiques étaient aussi ces nids de malandrins, nomades par essence, qui scellaient tous les poèmes du monde.

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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