En décrivant l’enfièvrement emblématique de la nouvelle génération des romanciers français de l’imaginaire, Marilyn Manson avait jugé bon d’effectuer une ellipse narrative à la moon-walk pour revenir sur cette douloureuse et incongrue crémation qui s’était déroulé quelques heures plus tôt avant leur arrivée sur la Place du Village.

Pendant une fraction de secondes, Manson et Rimbaud connurent une effervescence de nerfs tassée entre les muscles. Puis ils se ressaisirent et le tout, dans sa globalité organique, fut couronnée d’une guérison soudaine, induite par la compréhension du mécanisme végétal quand White Rabbit explosa au sein de la playlist : sa Majesté la Marie-Jeanne fastueusement n’aimait s’entourer que de ses précieux et fidèles sujets.

Ces troubadours et l’Herbe s’enrichissaient mutuellement par cumul d’effets métriques ; ainsi l’Intelligence Végétale elle-même jouait harmonieusement les notes de ces partitions vouées à son culte éternel et épanouissait tout autant le mélomane que l’amateur de son registre musical… autrement elle sévissait et vilipendait violemment l’imprudent qui avait commis une terrible faute de goûts.

Voilà, comment ils furent sauvés ! Etonnamment, amoureusement, pédagogiquement sauvé par l’Incroyable Intelligence Végétale…

Sur l’un des textes des exécuteurs, écrit par Manson et Rimbaud, on pouvait lire : Majeures et anales sexy label, décevant. Churros à trois euros à la foire. Dépenser plutôt en Marie-Jeanne.

Cela m’avait vraiment inquiété, non pas parce que je savais qu’ils avaient trouvé le moyen de perdre connaissance, en l’associant avec l’alcool cette intelligence végétale, mais parce que j’avais un jour demandé à Dieu de me libérer et de les libérer de ces toxiques.

Je m’étais donné une page et un temps déterminé (environ jusqu’à 7h30) pour écrire sur ce sujet, en jonglant de temps en temps avec un autre texte où je tentais de faire croire aux lecteur que cette préciosité littéraire était tout droit sortie d’un carnet de moleskine retrouvé dans les poches d’un grand écrivain voyageur, avalée par l’immense jungle brésilienne.

L’immense jungle brésilienne, à présent, dégueulait sous les baobabs une lumière jaune citron : ce fut la proclamation d’un nouveau Reich, du moins c’était ainsi qu’on susurrait la rumeur dans les abbatiales, non loin du village où Manson et Rimbaud s’étaient égaré.

Abattus, désorientés par le THC et l’alcool, ils écrivaient malgré tout leur histoire inspirée où ils racontaient que, dans les gueules des démons, s’engouffraient les âmes des fous superstitieux, au porte-bonheur ne procurant que désarroi, et les rails brûlantes de cocaïne ne donnant que des visions de pigeon mort sur le trottoir.

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s