Tristes tropiques sur OS X

Avant-Propos
Voici la suite de ma précédente nouvelle publiée sur La Zone.org (J’irai dormir chez les Zonards. Ou Les Cendres océaniques d’Angela.)

Le narrateur, dans cette deuxième partie du récit, évoque l’aventure d’archéologues inter-stellaires, venus d’une autre planète éloignée de notre système solaire. Leurs raisonnements foireux d’avance pour comprendre notre civilisation ne cessent de se casser la gueule, une perpétuelle et systématique série d’erreurs. 
Ces pilleurs vont fouiller, à leur compte, dans les désordres et les failles apparentes de notre petite tribut humaine qui s’est entre-tuée lors d’une énième guerre. Des extraterrestres qui « démarrent » de loin, de trop loin puisque la fine équipe fraîchement débarquée sur notre planète bleue abandonnée (appelée ici « OS X » par ces visiteurs) au moment clé du récit qui va suivre, entre dans l’appartement d’Angela qu’ils prennent pour un temple. 

Ce ne sont ni des experts, ni les représentants d’une nation d’extraterrestres, ce sont avant tout des chercheurs de trésors qui ont appris le métier sur le tas, ce sont surtout des créatures paumées, isolées dans un milieu hostile qu’ils croient décrypter. Leur enquête et chantier archéologique les mènent d’abord, sous couvert d’anthropologie, à porter leur attention à l’intérieur de l’armoire d’Angela.

Morbleu, des maux poignants pour Katia, la jeune co-pilote du vaisseau spatial de Jumbo, et de graisseuses pénombres pour explorer l’appartement d’Angela que Jumbo retourne dans tous les sens.

Ce qui bluffe tout le monde dans cette introduction planchant sur la suite des cendres océaniques d’Angela, ce n’est pas tant les événements extraterrestres, retentissants, qui se sont déroulés quelques décennies auparavant quand Angela était encore de ce monde, ni l’impressionnante et inquiétante préoccupation de Jumbo à pénétrer tel un sanctuaire l’appartement d’Angela où un étroit rectangle pénètre l’obscurité de la remise. Une remise où Jumbo a trouvé sur la plus haute étagère, les jambes pendantes, les yeux tournés vers la gauche comme un aveugle bienheureux, un totem à l’art brut ou raffiné, selon les diverses interprétations.

Une fois atterri dans son panier d’osier, le totem que Jumbo a volé à Angela, rayonne de toutes ses forces maléfiques comme les cieux flamboyants d’où vient la fusée de Jumbo. Redouté par Katia, le totem représentant le chimpanzé de Jeff Panacloc venu des îles lointaines de Polynésie française, aux gloussements de poule factice, éternise, avec un Tamagotchi sophistiqué, doté d’une caméra photovoltaïque, autour de son cou en bandoulière, la scène photographiée en selfie avec Jumbo, le pervers au porte-monnaie chargé de pièces napoléoniennes dérobées dans le sac d’Angela, traînant par terre.

Et tandis qu’il fouille encore sa chambre, cet archéologue intergalactique, Katia, de plus en plus préoccupée par l’attitude fiévreuse de son capitaine, échafaude un plan pour sortir de ce traquenard, de ce guet-apens : elle va rejoindre toute seule l’aéronef quelques heures plus tôt avant son compte à rebours pour modifier les données de l’ordinateur de bord, appelé Maman dans ce Nostromo, et tenter de s’enfuir sans que Jumbo s’en aperçoive.

Or Jumbo, l’explorateur intrépide et salace, ne laissant pas un coin, pas un angle inexploré en ignorant les sornettes de Katia le prévenant que ce lieu est hanté par le démon, en revenant des toilettes où il croit avoir découvert le bâton du blanchisseur alors qu’il ne s’agit que la brosse à nettoyer les WC, surprend Katia en train d’ouvrir la porte d’entrée de l’appartement d’Angela.

Alors, en se ruant sur elle, Jumbo la plaque contre le mur où des posters de Kurt Cobain sont collés sous l’effet de prestidigitations magiques. Et il l’empêche en l’immobilisant complètement, de bouger, obsédé par les paroles fiévreuses du totem lui racontant qu’il est tout excité de voir Jumbo serrer à présent la gorge de Katia pour l’étrangler.

Ainsi, un meurtre et un viol vont s’ensuivre sur la planète OS X, laissée en ruines après maintes guerres nucléaires et où il ne se trouve que les deux personnages pseudo anthropologues ; Angela étant la dernière des humains ou des cyborgs à avoir survécu.

A lire et à suivre sur le blog de NotesMat15.

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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