La forêt de baobabs

Timeline défilante à la bourse de New York ou de Tokyo, étendue au sol, baba nu et en l’air, sans jamais imaginer les ténèbres et le mystère et l’éventualité de notre rencontre dans l’éternité… ce fut d’abord, le tissu plaqué sur mon visage, qu’une équation à double inconnue, en allumant le ventilateur dans la chambre torride et en insérant un déclic dans mon oreille droite, dénuda dans les yeux de Cassandre un impact émotionnel radical.

Un impact émotionnel radical qui correspondait chronologiquement aux liasses de billets froissés, ou à la double bague de la houle en or blanc que je venais de lui offrir. Un tant soit peu désinvolte comme une quinte de toux à Versailles, cette bague enfermait le secret des bâtisseurs ésotériques, codant les matrices binaires des Apocalypses littéraires, l’imagination de la race humaine, éteinte pour une raison indéfinie (il y avait largement le choix) et par un scénario bien ficelé, filant à l’anglaise sans être débusqué, sous les racines des baobabs.

Alors, alors seulement la suite était l’équivalent des récits des détritus humains, en imaginant qu’un jour, très très longtemps après, la guilde des assassins anthropophages, pensivement et en rêvassant sans s’en rendre compte, avait fait de cette forêt de baobabs – peu empruntée par les marcheurs – la matrice primaire des numéros gauches, des scènes primitives et fétichistes d’un théâtre pour chimpanzés aux crânes se finissant en hélices.

La forêt des baobabs, en effet, racontait à l’aide du bruissement de ses feuillages l’histoire et l’odyssée des domiciles cinématographiques des sombres et lactescents homicides volontaires. Ainsi, dès que la guilde recevait un contrat d’assassinat, elle s’arrangeait pour torturer ses victimes dans cette forêt magique, grâce à une poupée vaudou aux yeux où disparaissaient même, dans le plus grand secret, tous les desiderata de tous ces contrats.

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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