Le spleen baudelairien des êtres en question

Du soleil de plomb par brouetté pour ces êtres en question, après leur infortune et leur disparition, mais bien avant l’arrivée des anges mécaniques qui viennent d’un autre monde onirique !

On sacrifie ses soirées pour ces êtres en question, on les abandonne aussitôt, puis on se sent capable de saisir sa chance, ensuite ; en planchant comme un étudiant de la vie sur ces livres et ces informations, je voyais où ils voulaient en venir, ces créatures qui ne savaient pas ce qu’ils voulaient faire de leur vie.

Du spleen face à la brièveté de leurs vies, pour ces êtres qui n’avaient pas encore vécu leur dernière et grande bataille contre l’occident : ce poison, aux tentacules de méduses, sévissant et étant au summum de ses symptômes occultes pendant la période de Noël, les êtres en question avaient récupéré un sapin de Noël traîné sur un traîneau attaché solidement à l’arrière d’un fiacre. Pourquoi ce sapin de Noël avait été pris comme totem fétiche, comment arrivait-il à réunir tous ces êtres en question par le seul pouvoir de son réseau télépathique ?

La première réponse à ces questions était à chercher du côté des playlists historiques de Steve Jobs, ou encore par delà les matrices aux circuits mettant le feu aux poudres ; ce feu apocalyptique, désir fougueux que rien ne chasse, avait mis les chevaux avant la charrue, n’éclairant plus que très peu la danse macabre de ces êtres en question.

La deuxième réponse manquait à l’appel, mais, si on retraçait l’histoire privée de leurs divagations cosmiques ou épicuriennes, on avait alors ce sentiment si simple, si proche de la folie que les multinationales de l’automobile, leurs milliards de dollars récupérés par ce mortel et petit ordinateur noir des êtres en question, contenaient par leur essence spirituelle, aussi secrète qu’une centaine de dédicaces de Johnny Hallyday, le dieu des bistrots comme le PMU de vos quartiers populaires, des failles permettant d’ouvrir sur un nouveau monde.

Cet endroit transpirant la mélancolie les accueillait par sa force psychique : c’était un lieu sûr, formulé par des dédicaces scannées de tous les chanteurs défunts, où, moyennant finance par PayPal, les mères de famille, surtout des ménagères de cinquante à soixante ans, obtenaient une idée claire des objectifs punk-alternatifs de ces êtres en question : en effet, naviguant sur les plates-formes virtuels des chanteurs décédés comme Johnny, et par effet de mimétisme avec l’univers des prolos, ils chapardaient leurs données pour offrir à ces femelles d’un autre temps, le patchwork des idées grunges, comme par exemple la formation d’une milice souterraine, vivant dans les égouts suburbains, de mercenaires zélés, prêts à en découdre avec le monde moderne.

Car leur monde avait un défaut majeur, leur monde avait un goût de liberté sexuelle qui ne convenait pas à ces créatures aliénés, morbides ou heureuses de vivre. En rétablissant la burqa pour toutes les femmes en âge de procréer, ils espéraient faire tomber les masques des libertins, rétablir l’immaculée conception, même chez les hippies ou les nomades hétérosexuels ou homosexuels.

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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