Un petit livre rouge en sept pages

Tout d’abord un texte sacré, provenant d’une bible pour églises fantomatiques en sept pages, alors que le froid mord les lattes en envoyant de gros bouillons de lacunes. 

À la première page, un film d’horreur très kitsch qui emprunte sa chronologie à une timeline je-m’en-foutiste, peut-être celle de Twitter ou d’un autre réseau social.

À la page deux, pour désigner un référent, apparait l’expression kabyle, incandescente, livide à l’heure la plus froide de la nuit et jusqu’à s’interrompre lors des jeux de hasard, d’une évasion : après les jours de crêpe, la joie tombant en cataractes et reliant entre eux les penseurs par un label collectif. Sûrement le label Sub Pop des artistes aux jambes d’antilopes.

À la page trois, en se référant au système adverse, une kyrielle d’injures alchimiques. Et, dans le labyrinthe de la page quatre, la description des effets du kif qui se fume mélangé à du tabac et qui fait apparaitre les premières hésitations : une alternance de forme et de style qui sera relégué cependant au sein du navigateur chaque fois qu’ils hésitent.

Ces effets sur le cerveau restant à démontrer, on continue de planter le chanvre indien et de cultiver le pavot en ignorant tout ça.

À la page cinq, à plusieurs reprises, leurs juvéniles arborescences philosophiques qui détachent les feuillets du livre de Job et qui engendrent, à partir de ce système désuet, la fabrication du jean en procédant toujours par ordres d’idées.

À la page six, une eau de Javel fossilisée qui ondoie comme le karma des chamans de Sibérie ; et leur tradition orale qui flotte, comme le vaisseau de commerce baptisé le Nostromo, en procurant des profits juteux.

Enfin, à la page sept : brusquement réalisés et épanouis, ces chamans, du plus humble des partisans de l’euthanasie jusqu’au plus mégalomane des conducteurs de fiacre, métiers exercés sans leurs attributs magiques, ces druides et ces chamans, dis-je, étudient à la fin de ce bouquin la bonne proportion des cuillerées de pure savonnette à mettre toujours avec les feuilles réécrites des descendants de Burroughs dans la marmite. 

Afin d’obtenir le résultat d’une recette miraculeuse, longuement commentée par les exégèses de ce bouquin !

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :