Claire Castel et son deuil d’azur

Les acteurs, entre des murs lépreux, se déboutonnent, sortent leurs instruments pédagogiques, et finalement prennent leurs pensées sexuelles pour la locomotive de leur libido ; et la jeune fille, avec, dans son larynx de cristal, les regarde avec de grands yeux humides, puis regarde leurs visages avec une innocence troublée et un désir naissant.
Claire Castel, la scandaleuse libertine sous le regard de ces macaques, brûle d’impatience et de ferveur, elle traque la nature jusque dans ses replis les plus intimes : une luxuriance psychédélique suscitant le départ des berlines armoriées de ces zonards attirés par cette seule lueur spirituelle ; elle apporte enfin la guérison du corps et de l’esprit.

Toutes les actrices présentées ici, dans ce film (gangbang pour garce #37) qui se déroule dans les bois londoniens ou de Nottingham, ont été photographiées couvertes de sperme ; à Claire Castel on lui a promis un selfie mémorable après l’instant crucial, après la consécration lyrique.

Roger Gilbert-Lecomte, le poète, dans son poème Deuil d’azur, évoque un « masque de perles » travestissant les nymphettes sous les lunes macabres ; j’imagine, tout en haut de la maison, dans une pièce, ou plutôt une cellule solitaire, séparée des autres appartements par une galerie et un escalier, se nicher l’atelier de l’artiste où il travaille à ses créations immondes, où il boit tout en écrivant quelques alcools liquoreux. A force de trop écrire, on devient abject. Et surtout, en devenant abject, il est possible de vendre des millions de livres pour s’offrir une villa ou un palace surplombant la mer ou l’océan !

Venant d’une lointaine galaxie dynamité, discutaient
Entre eux au sujet de leur retour, les acteurs de ce film X.

Des actrices chopant des symboles avant-coureurs comme des papillons

Et un film en noir et blanc représentant des scènes vaguement classées X d’une lointaine galaxie dynamité.

Des actrices exécutant quelques danses fantasmatiques

Parmi elles, Claire Castel, dans tous les azimuts et les visions

D’ailleurs ; à l’intérieur des conversations téléphoniques et des S.O.S pour sortir de ce nid de vipères

Aux lueurs plaisantes malgré tout

Et ne connaissant aucune technologie à la pointe lorsqu’on

la noie sous un masque de perle, séché au soleil vert à volonté.

Aussi profondes qu’elle puissent paraître, ces années X

Où tout a commencé, où tout s’est enfouie

Sous l’emballage des hachis parmentier des grandes surfaces

Estampillaient à mauvais escient dans les wagons

Et compartiments neuronaux grillés, leur souvenir

Difforme, fragmentée. Et qui ne donnaient qu’à notre

Fabrique Croix-Roussienne, sous l’autorité d’un seul

Homme, Razko Kaphrium, qu’un effet bœuf.

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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