La Présence

Tout d’abord, une particularité permissive pour ce monde : leur monde était encore branché sur Péritel qu’une équipe d’une douzaine de chercheur tentait de modifier informatiquement tout en collant d’un peu plus près une oreille contre le combiné du téléphone.

Le monde, leur monde, étant surchauffé d’excitation, de ferveur, et d’effervescence avait participé peut-être par télépathie, ou par l’alchimie, ou bien par l’évanescence de la fraîcheur sylvestre où je m’étais réfugié, assis à l’arrière d’un van aménagé, leur monde, dis-je, avait participé aux attentats de Paris sans le savoir ; toutes leurs pensées issues de leur subconscient.

Une anticipation, peut-être pas volontairement incarnée, mais par pure fantaisie ou effet mimétique sûrement, aurait suffi à dissiper ces pensées morbides : en effet, il aurait suffi d’invoquer la Présence, la héler depuis son palais, le Taj Mahal.

La Présence ? Solutionnant dans ses yeux verts, comme un traquenard, les fragments des phrases initiées par tous ces fantômes et tous ces démons.

Les lois bibliques de l’échiquier de John Fante !

Textes et images de Valentin Frizon

Tout d’abord, des lois gravitationnelles uniques comme vénérations et obligations de passages des caravanes référentes aux sévices des gens forçant à se résoudre, dans leurs fichiers informatiques, à faire le tri… à vendre leur maison aussi pour payer leurs banques qui ne veulent pas entendre d’un plan de surendettement…

Un plan de surendettement classé par ordre chronologique sur cet échiquier, aux essences spirituelles rares, qu’un gars comme John Fante, fermier de son état, occupe à la place des fous pour pallier à ce problème de surendettement…

Comme, par exemple, l’acquisition de cette voiture de luxe qu’il paye depuis plusieurs années et qu’il fait rouler au gaz oïl sur l’échiquier après des mois d’échéance impayés..

Et impayés et celtes aussi sont les mondes contentieux débarquant sur l’échiquier comme les trois singes du bonheur, trônant ainsi sur mon bureau… Sur mon bureau aussi où je voudrais laisser reposer mon ordinateur affichant sur tous les écrans virtuels les péripéties d’un autre gars autre que John Fante.

A lire et à suivre sur le blog de NotesMat15.

Les neuf mesures de Mandeville en Louisiane

Dans les jardins botaniques de la ville, des serpillières étendues par terre à la place des vectographes pour remonter cet ensemble de neuf mesures comme le mécanisme d’une vieille montre… Zeus avant le shampoing décanté de ce mollusque de chien-lézard.

Comme les formalités spirituelles et esthétiques de l’eucalyptus au fond des grandes profondeurs : il y a aussi ces neuf mesures révélant le bien-fondé des spiritualités gluantes et télescopiques qui rendent de l’huile de vidange ; ou bien, en régénérant par télépathie, sans cesse, le chapeau d’un champignon mortel, vénéré comme ces neuf mesures accrochées au goût de l’anis des marais de la Louisiane…

Afin qu’elle vieillissent, ces neuf mesures, à l’extrémité nord du souterrain, l’ impossible nuit verte tombe sournoisement sur Mandeville, ville esthétiquement abordée comme autant de shows dans la rue. Abordé aussi comme ce blues parfumé à l’eucalyptus que je détiens les yeux fixés au plafond d’un comptoir où l’on sert tord-boyau sur tord-boyau : des alcools de scolopendres de mauvaise augure, calmes et immobiles au fonds des verres crasseux.

Les neuf mesures ? Sur des feuilles de papier, qui me servent de liasses de billet, notre PC au clavier pianoté comme le piano de Chopin, tel une démonstration musicale déclinant cette ensemble de neuf mesures selon un corpus énigmatique, ruisselle de toutes les perceptions d’une créole en larmes, après le départ de Gainsbarre. Parmi les chercheurs qui avalent leurs sandwichs sur le ferryboat, se démêlent pour écouter les hurlements de ce chien, de ces larmes d’acrylique, de ces larmes d’étoiles inconnues, d’isolement lascif et de vénustés provisoires, niquées lors des orgies afférentes à l’héritier des Flynn, ce seigneur de la Louisiane.

L’aliénation de Pékin

Le piano jouait des silences ordonnés, architecturés pour combattre la noirceur des Aliens. Le premier étage du bâtiment infecté avait été de fond en comble été nettoyé des œufs blancs, ou virant au rouges, aux hommages tuméfiés, librement inspirés du passage de ces créatures.

Les photophores fossilisés, aux lumières éclatées comme des poires pochées au vin, avec l’aide de l’œil unique du Cyclope visionnant des vidéos de surveillance, des fourgonnettes de notre milice de mercenaire libéraient télépathiquement les âmes des cosmonautes, perpétuellement en orbite.

Dans la cave de cet immeuble, ce souterrain aux espaces comblés de chair noire et prune, il y avait aussi d’autres cosmonautes fumant des gitanes maïs. Leurs lunettes d’aviateurs aux verres fumés étaient éclatées en alvéoles sur la table, autour de l’empreinte brute des os de cet Alien, propre à rien, à part d’émettre une logique propre, imprimée à même le bois.

En train de pondre encore d’autres œufs, cette Joaillière Créature avalait des vertiges sur des patins de sang noir, ses canaux lacrymaux-nasal pendouillant hors des paupières et arrosant notre équipe d’interrogateurs comme une fleur invoquée en haut d’un volcan ; ce phénomène héroï-comique de clowns aux ventres gloutons, cachait par des ombres chauves, ponctuées par de grands coups de spatule à Pékin, des sonorités mauves et chaudes… Un environnement audio-visuel qui, souvent, venaient dormir avec nous, au creux d’un arbre.

La persévérance des êtres en question à Tokyo !

Un plan serré dans la pénombre montre tout d’abord, de juxtapositions en juxtapositions par la caméra, montre ou plutôt suggère l’esquisse d’un visage… Le visage d’un gros barman à la chair grise ; mais le film que les spectateurs devrait reconsidérer, à l’avance en rentrant chez eux, sur le papier d’aluminium avec des feutres de couleurs rougeâtres, comme émanant principalement des abcisses du tamagotchi de ce barman.

Celui-ci, réalisant qu’il est filmé et que ce plan, où on le voit sur l’écran décrire les champs de maïs de son enfance, ce plan permet aux gens qui visionnent cette vidéo de rassembler leur esprit, après une succession imparfaite de bugs, d’échecs virtuellement et méchamment perpétrés : une suite incohérente aussi de retours en arrière.

Cependant, les êtres en question dans ce cinéma souterrain, étudiés par le réalisateur comme des créatures bizarroïdes pendant ses années de faculté, ont presque oublié le synopsis et les dialogues, un dialecte de Papouasie, malgré leur attention fiévreuse de prendre des notes sur leur carnet de moleskine…

Une longue énumération, alors dans les moindres détails, descriptive de ce plan primitivement conçu comme un flash-back, selon le modèle de ces êtres en question, ayant réalisé leur conception du bonheur à Tokyo, ville de persévérance…

La Marijuana de l’Acropole

Ah la marijuana ! Elle les rendait (toutes ces nymphettes) d’humeur fraternelle, et tout coulait dans le bon et noble sens du terme jusqu’au jour où… je ne sais pas… précipitamment et sans prévenir, tout partit en vrille, tout s’écroula comme un crime de lèse-majesté privant la reine des nymphettes, la fiancée de Lucky Pierre, de son énigmatique gouvernement psychique et physique.

Le récit qui suivra pourrait narrer l’odyssée sous le joug et l’emprise de cette herbe si étrange qu’elles avaient découvert lors d’une expédition punitive en Orient ; et, de surcroît, armée de ce cannabis pour démobiliser l’enthousiasme des ascenseurs de l’Acropole, elles avaient prêté serment au vieux des montagnes afghanes, ce demi-dieu des assassins et cet unique survivant du massacre américain…

Mais voyez par vous-même le sinistre résultat, n’hésitant pas à lésiner, comme un rêve communautaire, sur la violence de cette scie spirituelle : la plante aux substances psychoactives dans le crâne, omniprésente par l’entremêlement des neurones formulés selon sa souveraine volonté et son intelligence végétale, gardait pour elle ses visions, ses rêves éveillés en glanant, parmi les ascètes de la drogue, des données cérébrales permettant d’ouvrir sur un nouveau système onirique…

Un nouveau système onirique aseptisant, face à la houle verte, les gants des nymphettes aux gants tachés par le phototropisme irrésolu des plantes de l’Acropole, qu’elles manipulaient, examinaient, arrosaient etc. Leur phototropisme ? Initié en Orient, il finissait toujours par leur faire prendre cet ascenseur spirituel qu’une armée de farfadets avait doté de pouvoirs psychiques étonnants…

L’Acropole Vénitienne

C’était un dimanche, à l’intérieur de l’Acropole Vénitienne, qui s’annonçait particulièrement maussade en raison des kyrielles de gondoles coulées.

Ou presque coulées parce qu’en réalité les temps des espaces narratifs n’étaient plus aux premières loges pour assister à la naissance de ce vecteur pathogène sévissant dès l’entrée de cette Acropole

L’Acropole ? Des nymphettes nues, en sortant de la baignoire verte en forme de yoni environnée de savons, de shampoings, d’éponges et de jouets érotiques, se précipitait pour vous accueillir malgré cette vénérée, cette bien vivante maladie vénérienne.

Dans la salle de bain de l’Acropole Vénitienne, décrites dans les archives des derniers textes de la bibliothèque de l’Acropole, des varicelles transmettaient aux nymphettes d’autres vecteurs pathogènes qui venaient à bout de leurs résistances, de leurs efforts pour reconnaître le visage des acteurs pornographiques… En effet, la substance fantomatique de ces derniers, venant d’un Eldorado hollywoodien où l’on produisait des films, était rarement perçue, même par les nymphette de l’Acropole.

En effet, seulement appréhendé de loin, ce substantiel souvenir, alors que les vidéos étaient maintes fois visionnées, disparaissait comme le beau temps quand on débutait l’escalier de l’Acropole, avec le gazouillement des merles ; des merles moqueurs bientôt cloués au-dessus de la grande porte de l’Acropole.

Les origines des romanciers du cut-up

En variant les espaces de ces êtres en question, les points d’incisions des champs sémantiques, l’ordinateur Burroughs Cora-Hummer 7 arpentait de haut en bas les variables, ô infortune, ô rage, de ce ciel hanté par leur disparition.

D’un bleu vénitien, celui-ci abritait, pour parfaire l’architecture aux ailes mécaniques de cette machine sophistiquée, des nichées de romanciers éclairés par de jeunes filles, tenant toutes une chandelle brûlante et qui avaient vraiment du chien. Mais les écrivains n’avaient pas encore vécu leur dernière et grande bataille contre l’occident.

En effet l’esprit occidental, ce poison soumettant les êtres en question à se faire petits, sévissait surtout à Noël. Mais on voyait partout ces êtres occultes : en traînant sur les avenues des sapins de Noël, attachés à l’arrière de leurs fiacres, on pouvait les estimer de singuliers. Avec le goût acidifiant du désespoir dans le crâne et la gorge.

Les fumeurs noirs de la ville de Hong-Kong !

À Hong-Kong, vaticinant à la page trois d’un livre à la traduction bancale, le système adverse des pensées des fumeurs noirs, mendiait quelques miettes d’attention.
En effet, la vastitude des sujets évoqués dans ce bouquin, et leurs kyrielle d’injures alchimiques, en avait fait travailler des méninges, alors sous les effets enchantés du kif qu’ils fumaient mélangé à du tabac.

En avait fait apparaître, aussi, bien des hésitations avant d’allumer ce tabac : une saine décision du gouvernement, alternant la rigoureuse forme de l’oppression et le style des grands orateurs, les avait relégué au statut nocif d’emmerdeur chaque fois qu’ils hésitaient à brûler une clope ou qu’ils se décidaient à la mêler avec le chanvre indien, en ignorant les grandes stratégies des grandes compagnies comme Phillip Morris… ainsi que leur marketing aussi tapageur que chimérique qu’on voyait afficher sur les panneaux publicitaires de la ville de Hong-Kong.

Enfin, me retrouvant en haut d’une tour de verre, je devais répertorier toute cette aveuglante publicité sévissant à Hong-Kong qui n’affectait nullement les consommateurs : une perte de temps, d’énergie et d’argent qui aurait pu être utilisé pour promouvoir les bénéfices du cannabis vantées dans le miraculeux ouvrage de ces drogués aux dents jaunes.

Le chien-lézard de Brisbane

À Brisbane, il y a cette cathédrale de Milan ou Dôme avec ses kyrielles d’influences gothiques, toutes commençant par de mystiques rhétoriques dans les ouvrages et toujours affichées sur l’écran des ordinateurs de la haute finance, qui abrite ce chien-lézard. Et, dans la torpeur de Brisbane, les financiers le compte parmi des listes téléphoniques longues comme des jours sans pain.

À Brisbane : pour décrire la basicité de ce marsupial mollusque, de ce chien-lézard ou de cette Océanie, il faudrait d’abord ouvrir ce prodigieux précis de médecine aux pages collantes et gluantes et ainsi tenter de comprendre ce qui agite tant Brisbane en ce moment.
Les prémices de ces étranges phénomènes à Brisbane, annoncées il y a quelques jours et différées à peine une heure avant, s’incarnent réellement par ces célestes volutes de chien-lézard se liquéfiant sur la cuisse blanche d’Angela.

Poursuivi toute la nuit à travers les rues de Brisbane, ce chien-lézard, jusqu’aux impasses et leurs radicales où toutes les juvéniles majorettes trébuchent, a pour seul lien de parenté les espèces disparues de l’Océanie… cette Océanie que j’ai exploré, en me méfiant de ses marais maléfiques et en rôdant exclusivement dans les coins et les recoins de Brisbane, cette ville qui se rapproche par son plan architectural des songeries floues de ce chien-lézard.
Celui-ci, dans sa cachette, les couloirs d’aération des grands buildings, dans son repère où accouchent les nouveaux mondes sibyllins de Brisbane, médite sa vengeance en alternant les pensées négatives et positives. Négatives et positives, comme tant d’autres représentations, sur les murs aux hauteurs pharaoniques de Brisbane, des calligraphies insolubles à l’encre chancelante. En les jetant avec des scénarios pas très folichons à la corbeille, tous ces mondes celtes tire-bouchonnés qu’elles contiennent étrangement, sont comme autant de phénomènes surréalistes ; ces étranges équations à double inconnue, se propageant dans les môles servant à construire les rues de Brisbane, ces phénomènes, mathématiques par leur alchimie et leurs plaintives volutes, leurs constellations de poussières, glanent ici et là quelques songes lointains… Ou d’autres insanités que la moiteur du jour fait oublier.

Dans le cerveau de ces mutantes créatures, et même dans les lobes cérébrales d’Angela, il y a enfin les divers bafouillages ou cafouillages foudroyant la physique œdipienne comme la banquise des phoques des cercles polaires les plus froids. Un essaim de mouches pour ultime nébuleuse…

Les êtres en question. En Haute Montagne. Deuxième chapitre.

En s’équipant de bois, de peau séchée dans l’armoire contenant aussi de lycéennes drogues gallo-romaines, ainsi que de collégiens coquillages, nous étions fins prêts à affronter le Shasta des neiges mouvantes… Cependant, nous portions, en ce froid matin d’automne, le poids des obscures raisons nous empêchant de partir à l’aventure : j’avais pourtant trouvé un guide grâce à ma monnaie luxurieuse.. Ce n’était donc pas ça qui nous obligeait à rester au point de départ.

Ce n’était pas non plus, dans notre quartier, les rumeurs des manifestations des gilets jaunes, racontant que cette piquette d’Alphonse Choplif qu’on avait entamé, appartenait à Satan lui-même. On disait de cet ange anciennement descendu des cieux, appelé Lucifer, qu’il avait ensorcelé ce vin de vigueur, simplement en le changeant en une espèce de liquide psychotrope et psychédélique… Mais nous moquant bien des ragots des manifestants et ignorant tout sur le sujet, après avoir jeté par la fenêtre le mégot d’une Craven A aux arrières-goûts organiques et chimiques de cyborgs mercenaires et aux arrières-pensées télépathiques, nous attaquions, en débouchant une nouvelle bouteille de ce vin aux propriétés inconnues, notre dîner ; et aussitôt après les premières gorgées, sous les cheveux blonds platines de ma fiancée et aussi dans mon crâne, nous oublions les girandoles imaginaires des flics aux ailes d’anges mécaniques, n’existant que dans notre esprit car ce lieu était vide de toute présence humaine ou animale.

Avant de livrer les vraies raisons de notre stationnement lymphatique dans notre chambre où l’on voyait de jeunes lycéennes, aux ailes d’anges mécaniques, divaguer sous l’effet entièrement dissipé de ce psychotrope maudit par le diable lui-même, il faut reprendre la narration à partir de la description de la sexualité débordante de ces Êtres malicieux : léchant les feux d’écorces que nous allumions en imagination perdus dans un refuge de haute montagne, celle-ci débutait par le récit d’un bouquin que nous affectionnions particulièrement… La Liste des Fantasmes machistes des Êtres en question.

Quatrième chapitre à suivre !

Les clochards célestes et leurs naissances latentes !

Les clochards célestes, à l’angle de la rue Caspienne et de la rue Borges, avaient tourné pour prendre leur RER.

Gorgées d’électricité, l’électricité des bouquets de nerfs qu’on retrouvait sur les panneaux de publicité, les descriptions des petites annonces parues ce matin étaient parcourues par leurs yeux avides.

Les descriptions, aussi, de ces phrases colorées, sensorielles, que les clochards célestes associaient avec cette médicamenteuse télépathie qu’un seul homme aurait dissipé…

Pourtant, et la situation au départ n’avait rien de négative, ces phrases colorées, sensorielles, incarnées par ces spectres à la rue, revenaient de loin : du siècle de Charles Baudelaire, de ses correspondances requinquées par des pensées malaxant d’expérimentales transformations fortifiantes comme le maïs en pop-corn.


A l’angle de la rue Caspienne aussi, comme un clown noyé dans sa brune, comme le joker attelé à un bar, ce qui frappait autant l’esprit, la vue et les autres sens, c’était cet être hybride, un cyborg aux organes conçus lors de leurs orgies, puis abandonné dans cette brasserie survivante.

Laissée seule à son triste sort, cette sibylline invention robotique naissante, que les clochards célestes avait transformé, en se servant de leurs expériences, était censée être montrée au cours de l’exposition de 1900, avec cette Tour Eiffel.

Celle-ci, cliquetant comme autant de loupiotes d’un univers subconscient, presque imaginaire, était bien décidée à adhérer à la pleine conscience de ces clochards célestes.

Les êtres en question en Haute Montagne. Premier chapitre.

La lumière, provenant de la métaphysique de ces êtres en question, de tous ces bouquets de nerfs, me blessait les yeux. 

Des bouquets de nerfs enfermés dans sa Machine Céleste, elle avait commandé un chocolat chaud et le ciel bleu était pudiquement saturé de points d’exclamation enfiévrée.

Mais ces derniers mentaient sur toutes les lignes… Et des lignes de code contenues dans cette Machine Céleste, un simple iPhone qu’elle pianotait tandis que je lui parlais, il y en avait des kyrielles sur son écran représentant des systèmes de notations musicales.

Un authentique merdier.

Mais une véritable manne pour ces êtres en question inventés par elle, et avec l’aide de ce malotru qu’on avait rencontré sous le porche de cette grande auberge donnant sur les espaces vides et les wagonnets de charbon. Ce grossier personnage, en kimono noir, avait réussi à faire tilt dans le cerveau de ma fiancée, l’air des montagnes farfouillant dans leurs oreilles une séquence d’actions interpersonnelles.

Un vrai surgelé être en question, exerçant des ondes positives dans la mémoire de cette amazone par une substance active délivrée, quelques heures plus tôt, par ces plantes qu’il lui avait donné gratuitement. 

Des spéculations boursières hasardeuses, et rien d’autre en réalité c’était.

La vessie pleine de mathématiques, j’imaginais, en attendant qu’elle redescende de cette drogue étrange, ces êtres en question dérober les derniers meubles qui étaient restés dans la résidence secondaire ; le sang de ces spectres, quand il était bu d’un trait, vivifiait le Manifeste des idées noires, distillées en parfums médicamenteux et ainsi, en courant sur le comptoir en ivoire, cette mer Méditerranée sanguine remuait ses vagues informatiques. 

On avait gaspillé inutilement notre temps pour décrire cette sensation affreuse d’un danger menaçant, cette appréhension d’un malheur imminent, et pourtant aucun événement négatif n’était apparu, aucun miroir dissimulé ne reflétait nos désastreuses aventures, notre arrivée en territoire de ces sauvages, ces êtres en question.

A l’intérieur de mes poches, les Napoléons sonnaient, je comptais louer les services d’un guide de Haute Montagne avec ce fabuleux trésor : on voulait dormir à la belle étoile sur une crête hantée par le Shasta des neiges mouvantes, cette montagne terrible, avec ses apparitions fantomatiques s’ébattant dans le grand jour bleu sans même attendre la nuit, sans même éteindre ce soleil scabreux à la fermeture des cinémas.

Après notre halte, requinqué par des boissons polaires fortifiantes, des vodkas poussières et d’autres alcools imaginaires, j’entrepris de demander au tenancier de l’auberge si il connaissait quelqu’un pour s’aventurer avec nous dans ce projet réputé fou.

Deuxième chapitre à suivre.

Deuxième chapitre à lire et à suivre sur ce blog.

La Vallée des Rois

En pénétrant par un accès interdit dans l’Acropole de ces souverains réchauffés non par le soleil vert ni par ses rayons au gaz comme le butane mais brûlés par les fours à chaux ou les bûchers atrocement allumés, j’avais cette sensation d’asphyxie.

Et, en rogne dans le tombeau sacré de leur Vallée, ces roitelets éprouvaient des émotions pourtant contradictoires : un mélange miraculeusement évanoui quand, jetant mon sac à dos par dessus leurs fortifications, je violais leur tombe.

De construction romane étrangement, cette nécropole me livrait tous leurs secrets comme des scènes de films dévoilées avant l’heure, n’ayant pas encore été conçues, mais minutées déjà comme des publicités pour gens huppés et privilégiés.

Cependant, comme un événement inopportun, il arriva ce qui devait arriver : je fus soudain frappé par la malédiction des profanateurs, et, ainsi en tentant de recueillir l’eau de leurs sources cachées aux tréfonds de ce sanctuaire, les paumes à présent visqueuses de mes mains d’ancien samouraï n’attrapaient que la pourriture, cette essence de sculpture de glaise moulée finement, des vieux archéologues, rapatriés d’urgence dans leur pays d’origine.

La folie et la noirceur du Joker. Deuxième chapitre

Concluant à une mort par le supplice de la corde, l’enquête piétinait.
On ne savait toujours pas si la folie et la noirceur du Joker en était responsable. Pendant ce long été aux cieux byzantins, tout ce qu’on connaissait de ce prétendu suicide, c’était qu’il avait pour dénominateur commun une certaine carte de tarot, le Mat, retrouvée dans la poche de ce pendu.

Ce pendu ? Par essence spirituelles, ses pensées continuaient, même évanouies, de lister les bouquins de poésie, les bouquets de nerfs ou d’autres actes manqués comme autant de saints sacrifices satanistes. Car satanique était la noirceur du Joker, sondant d’un peu plus près les fragrances de ses prochains attentats.
Comment jauger alors la quantité de jeunesses et de genèses que le Joker avait abandonné ici-bas avant de calancher ?

Olfactive, la première réponse répandait, quand on la pressentait, un parfum d’impertinentes disparitions, venant des tréfonds de la noirceur et de la folie du Joker. La seconde réponse annonçait l’orage, gelait les récoltes de têtes coupées, mettait le feu à tous les palais : des frondes qui, autrefois, n’avaient pas été jugées potentiellement dangereuses à leurs naissances latentes.

Enfin, paresseusement, dans ce monde ou ailleurs, le Joker regardait, des poussières d’étoiles noires en bandoulière, les psychotiques tomber dans son escarcelle. Leur génie et le professionnalisme de leurs idées noires étudiés soigneusement par ce personnage aux épisodes dépressifs très opulents.

Puis, étape après étape, toutes effrayantes par leurs architectures spirituelles, ces périodes alternaient les razzias gribouillées sur le carnet de moleskine du Joker avec la prose de ce psychopathe, dans un corpus recensant toutes les tournées pour les gueuses.
Inventés sur les panneaux publicitaires censés vendre des hémorragies superbes, des coupes à l’iroquois, ou encore d’autres croyances sanguines. Et sanguine était la panacée de tous ces copier-coller provenant de l’ordinateur du Joker, bien qu’il n’eusse jamais touché à un clavier.

Une sorte de sortilège afin d’évider les tripes de ces agneaux égorgés et de ces Anarchitectures de ce fameux Joker

La noirceur et la folie du Joker !

Tout d’abord la noirceur et la folie sacrée du Joker. Comme dénominateur commun avec la carte de tarot, le mat, leur essence spirituelle provenait d’une bible pour églises fantomatiques en sept pages… alors que le froid mordait les lattes, la folie spirituelle du Joker listait les bouquins de poésie comme autant de saints sacrifices, en envoyant de gros bouillons de lacunes. 

À la première page de cette bible, pour sonder la noirceur du Joker, la description d’un film d’horreur très kitsch qui emprunte sa chronologie à une tentative d’attentats en supprimant toutes les jeunesses et toutes les genèses des noirs désirs.

Est-ce qu’on l’a vu habiter ces tréfonds, peut-être aux croisements des timelines de Twitter ou d’un autre réseau social ? Ou est-ce qu’il a disparu, impertinent, potentiellement dangereux ce Joker aux maquillages effrayants ?

À la page deux, les récoltes des têtes coupées en bandoulière pour désigner un référent, le Joker gèle tout le génie humain et le professionnalisme des idées noires et leur expression kabyle.

Puis, étape après étape, incandescentes, les harcelantes flaques de vomi dans la salle de bain, et les livides draps trempés de sang dans la chambre du Joker, à l’heure la plus froide de la nuit et jusqu’à s’interrompre lors des jeux de hasard, laissent présager que le Joker s’est tailladé un sourire avec son rasoir. Le sourire d’une évasion : après les jours de crêpe, ce sourire idolâtre, tombant en cataractes, presque imprévu quand les occasions de la vie font grossir les répétitions morbides.

Des répétitions macabres reliant entre eux les penseurs par un label collectif. Sûrement le label Sub Pop des artistes aux sourires d’antilopes massacrées.

Les vies antérieures

Les vies antérieures comme les sauvegardes de l’iPhone avaient le moral bouillant au fond des bottes. Ces vies, contenant leur élément (le bois) et leur occidentale lettre romaine ou grecque, répandaient les rumeurs qui concernaient les guerres d’Achille et son armée des singes.

Il y avait aussi, comme décor, les longues pattes de l’araignée dans le ciel et sur terre qui laissaient crisser, sur le gravier de la route empruntée par ces mercenaires, des choses nerveusement malades : comme des ongles sur un tableau noir, leur assourdissant vacarme se précipitait dans la glaise moulée à la main d’où provenaient les vies antérieures. Et, alors que je lisais la longue description des petites annonces parues ce matin, ces choses étranges qui ne servaient à rien ou qui semblaient ne servir à rien s’incarnèrent dans les eaux stagnantes des sources miraculeuses, sous les cendres et les braises des feux dominateurs, ou encore aux tréfonds des souterrains où des travaux de cuir et de sciage s’accumulaient… Entre les lignes aussi des cahiers d’écolier des singes mercenaires déguisés pour l’occasion en bonimenteurs, il subsistait la trouille spirituelle des enveloppes qu’on leur envoyait afin qu’ils puissent réussir leur certificat, une seule étape à la fois…

« Les composants de leur premier jour, de leur deuxième et troisième nuit aussi, étaient mûrement établis : dissociés, ils généraient la fonte des glaces dormant à la belle étoile, sous les baobabs de Saint-Péray ; et parfois asymétriques, on les entendait passer dans des tuyaux sensorielles comme les pensées des géants à côté de moi qui avaient l’haleine de la lascivité. Aujourd’hui, par exemple, à la foire où l’on vendait ces immenses tuyaux et où les mains n’attrapaient que du vent, le petit diable vert du Photomaton et ses anneaux pré-découpant les selfies des gens qui ne font qu’observer en ricanant, jetait des insultes de dessin animé, de cartoon multiculturel, à ces personnes de passage. Ses divagations cosmiques aussi comme des attentats sur le papier de moleskine. »

Guillerettes, ces divagations animées toujours par les vies antérieures des derviches tourneurs, s’organisaient en cercles pluvieux, osseux autour des photographies abandonnées, dans mon salon, sur l’épaisse moquette vert jungle foulée par tant de navigateurs, de poètes, ou de nymphettes braillant dès le petit matin à l’approche du camion poubelle… en partance pour sa tâche, le camion poubelle alors s’ébranlait et ainsi se clôturaient les cours de tous ces boursiers, penchés sur leur MacBook Pro, la langue pendante, tandis que je publiais sur Twitter un poème clinquant, beau comme un camion poubelle, en récupérant en même temps toutes les ordures délaissées sur la route de ces chimpanzés sanguinaires !